Quel regard peut bien porter un enfant sur la mort, le deuil ? C'est ce que ce livre nous permet d'entrevoir, à travers les mots de Zéphyr, dont la grande soeur vient de décéder brutalement. En quelques courts chapitres, qui marquent les étapes principales auxquelles nous devons faire face suite au décès d'un proche (la terrible annonce, le regroupement de la famille, la cérémonie, etc...) Zéphyr tente d'apprivoiser, de comprendre, les émotions qui le traversent, en pensant beaucoup à sa soeur.
Le ton est juste et retranscrit les moments de très grande tristesse, mais aussi les moments de joie dans la douleur. Un livre qui parlera d'autant plus à toutes les familles qui ont déjà eu à surmonter un deuil. "[...] ça oblige un peu à penser à ce qui est important, même si c'est nul [...]"
Un savant mélange entre correspondances épistolaires, découverte intense des émotions, tout cela implanté dans un décor médiéval. L’histoire peut paraître basique, mais vous vous laisserez vite prendre dans les pérégrinations de Violet Evergarden !
Être retenu par Moby pour participer à deux titres du dernier album du célèbre DJ (Reprise, 2021), suscite en soi, un certain intérêt. À la hauteur en effet, le groupe américain Darlingside fait une pop folk festive et joyeuse ; au rendez-vous, harmonie vocale colorée et acoustique sympathique pour des ambiances très amicales !
7 blanches pour 5 d’encre,
Harmonie d’un mariage lumineux,
D’accords et de notes croisées
Parcourant des monts et des octaves,
En avant pour un voyage,
J.B. Dunckel nous propose en partage des cordes frappées,
au-delà du normal et tout en légèreté,
pour le rêve d’une promenade sur un clavier.
Un roman à l'atmosphère sombre, dans une université regorgeant de mystères. L'histoire nous est racontée du point de vue d'Alex, une jeune femme énigmatique, qui mène une vie bien misérable, et qui se retrouve un peu par hasard (finalement, un peu comme nous, les lecteurs) à Yale, à devoir surveiller des activités paranormales.
Nous allons donc enquêter avec elle, pour élucider un meurtre aux circonstances obscures. Nous faisons également la connaissance, grâce à de nombreux flash-back, du charmant Darlington, le mentor d'Alex, porté disparu et que nous allons nous efforcer de retrouver.
Dans cette histoire, nous allons de découvertes en découvertes, aussi bien sur les personnages que sur le monde qui les entoure. L'univers est très riche, bien développé. Tous les éléments ne nous sont pas directement servis sur un plateau, et il faut poursuivre la lecture pour finalement avoir toutes les informations et avancer un peu plus dans la résolution des nombreux mystères qui entourent Alex.
Ce court album nous fait prendre conscience que nous lisons, partout, tout le temps, quoi qu’en disent parfois les mauvaises langues. On prend conscience de tout ce qu’il y a lire autour de nous, nous qui avons la chance de pouvoir déchiffrer presque inconsciemment tous ces mots, toutes ces phrases qui balisent notre paysage. Mais surtout, nous lisons parfois autre chose que des mots, et c’est là toute la sagesse de cet album : il existe une infinité de manière de lire, et il n’est finalement pas toujours nécessaire de savoir lire, pour lire.
Du quotidien, du banal au petit rien,
Juliette a le don de voir et de dire,
Et de sa géniale verve,
Encore une fois de nous réjouir.
La parolière hors pair ouvre une parenthèse,
au travers le gris, le médiocre, le moyen,
et de sa hauteur avec art et manière,
nous offre un cours de savoir écrire.
Le dernier cru de la curieuse aux rouges lunettes est à déguster,
Et comme tous les autres, au contraire d’un vin mauvais,
Prendre le temps de bien l'écouter pour ne pas en perdre une lampée !
Le tandem Escoffier pour les textes et Di Giacomo pour les illustrations est de retour pour notre plus grand plaisir. En effet, avec cet album, le duo fait à nouveau mouche (qui pète ?) avec un thème inattendu : la procrastination. Chaque ouvrage de ces 2 auteurs est jubilatoire tant les réactions et expressions des personnages centraux face aux évènements extérieurs qu'ils subissent, sont cocasses. Dans chaque album, le binôme nous propose une fin décalée qui nous sort des sentiers battus et des morales traditionnelles. Ici la capacité à raconter les histoires du Paresseux n’est pas sans rappeler celle de Nasreddin Hodja dans le conte turque du même nom. Prolongez votre plaisir de lecture avec le duo en découvrant par exemple dans vos médiathèques la célèbre « mouche qui pète », l’hilarant « Grododo » , le tendre « Loup Tralala » ou encore le sensible et drôle « Nœud de la Girafe » ...

