Toujours un honneur d'enrichir les bacs d’un CD de feu Mister Rebennack, pour se souvenir, et se réjouir du son et du grain de voix rocailleux du regretté crooner.
Aux bons soins de la soul-blues du célèbre docteur, l’esprit de Night Tripper est de retour, encore pour quelques heures et pour quelques tours.
Ce roman nous parle de reconstruction et d'acceptation de soi. On s'embarque avec Leïla dans une longue quête, pour se défaire de cette idée que la beauté est synonyme de réussite, et surtout que l'une dépend de l'autre. Car c'est en acceptant de ne plus être "la Belle" pour devenir "la Bête" que Leïla va se réaliser et accomplir de grandes choses, pour elle et son pays. L'écriture est délicate, contemplative mais jamais lassante, dans un décor digne des mille et une nuits. Si le cadre est réaliste, le magique n'est jamais bien loin, pour nous faire voyager dans un pays merveilleux certes, mais pas dénué de défauts.
Roman graphique extrêmement novateur, singulier et surprenant (les personnages sont des cercles de couleur en vue plongeante). Un style unique pour un récit mi- policier, mi- mélodrame et un humour décapant. Tout simplement bluffant !
Parce qu’il ne trouve pas les mots, il décide d’apprendre à ronronner. J’ai aimé cette histoire pleine de fantaisie et de sensibilité sur le désir d’un enfant d’aider une amie touchée par le deuil. Un roman pour jeune lecteur qui pourra plaire au plus grand.
De la musique, rien que de la musique mais de la belle musique. Un son jazz qui ne séduira peut-être pas les puristes du genre mais qui chatouille agréablement les oreilles des néophytes qui veulent passer un agréable moment musical
Une version 2.0 de la Belle au bois dormant, dans laquelle on découvre la réalité d'un sommeil de 100 ans : toiles d'araignées, haleine douteuse, évolution du monde. Un conte revisité et plein d'humour, agrémenté de touches de rose fluo ! On adore !
Pas de risque ni de danger à rentrer dans la jungle, mais plutôt une occasion, voire un privilège d’en ressortir grandi…
D’avoir tourné de qqs degrés notre regard, réaliser alors de mieux voir, et PE de mieux entendre maintenant, d’avoir écouté le cœur d’un groupe d’adolescents.
Un cœur palpitant et musical, si plein d’humour et de vie ; nous offrant l’opportunité de tordre le cou à certaines normes qui nous cloisonnent.
Les héroïques ne sont pas ceux qui sauvent le monde mais ceux qui essaient de se sauver eux-mêmes.
Michel fait partie de ceux-là. Quinqua abîmé ou loser magnifique, enfant des années 70-80, bloqué dans sa jeunesse punk, ancien junkie, il est à un moment de sa vie où il va se battre avec ses démons pour émerger d'un marasme social et affectif.
La paternité est le fil rouge du film. Il doit être le père de ses fils, alors qu'il n'a pas eu les codes d'une paternité saine. Les pères sont défaillants et ce sont les fils qui portent les pères. C'est ce que le réalisateur Maxime Roy raconte, avec dureté et en même temps une force, une énergie et une grande tendresse.
Ce film oscille entre noirceur et douceur et offre une très belle galerie de personnages.
A l'origine de ce long-métrage, Beautiful losers, court-métrage sorti en 2018 de Maxime Roy, primé dans plusieurs festivals.

