Nous avons aimé !
Il est rare qu'un roman "pour la jeunesse" aborde la notion de transmission avec autant de délicatesse et de justesse. Un roman d'une immense douceur, traitant pourtant de sujets beaucoup plus profonds.
Deux voix, deux rythmes qui s’éloignent et se répondent pour parler de la culture Maori. J’ai aimé les ruptures créées par l’alternance de ces voix. Celle du récit cosmogonique de la baleine originelle, mélodieuse et poétique, et celle « contemporaine » du jeune Rawiri, témoin des luttes modernes de sa communauté.
Roman graphique extrêmement novateur, singulier et surprenant (les personnages sont des cercles de couleur en vue plongeante). Un style unique pour un récit mi- policier, mi- mélodrame et un humour décapant. Tout simplement bluffant !
Apprendre à se noyer est un roman qui raconte la culpabilité infinie que l'on peut ressentir face à la mort d'une personne que l'on aime, et que l'on a pas pu sauver. Ici, c'est un père qui voit son enfant être happé par une créature du fleuve, où il apprenait à pêcher. On suit donc la poursuite effrénée d'un père qui refuse d'accepter la mort, et l'on plonge avec lui à corps perdu dans un torrent d'émotion : déchirement, colère, regret et espoir. Un chemin emprunt de mysticisme, dont l'ultime but est de trouver la paix.
Avec The Darkest Place I've ever been, les marseillais de LANDMVRKS prouvent une fois de plus que le métal français est bien vivant ! Le groupe développe sa patte unique, entre riffs lancinants teintés emocore et chant franco-anglais scandé, rappé, plein d'une énergie qui rend hommage au néo-métal des années 2000 sans pour autant tomber dans la nostalgie. C'est frais, c'est bien fait et ça vient de Marseille, bébé !
Sublimer la poésie de Victor Hugo n'est pas chose aisée tant ses textes sont puissants et se suffisent à eux-même, cependant la voix et l'interpétration de Michel Bouquet les élève et nous transporte dans un autre espace temps : un temps suspendu.
On retrouve dans ces 2 CD des textes emblématiques de l'oeuvre d'Hugo tirés des Contemplations ou de l'Art d'être grand-père mais également d'autres tout aussi beaux mais peut-être moins connus issus des Feuilles d'Automne, des Orientales ou encore d'Odes et Ballades. Pour ma part je me serai passée des intermèdes musicaux qui parfois ont parasité mon écoute mais ils permettent aussi de quitter un texte avant d'entrer dans le suivant. 2 textes découvertes : Vieille chanson du jeune temps (CD1, piste 12), Où est donc le bonheur (CD2, piste 6).
Un film au sujet des plus sérieux, animé de la façon la plus douce qu'il soit. Ce contraste entre la place des femmes à Kaboul et le délicat choix de couleurs ne nous fait qu'aimer encore plus ce film, duquel on ne sort pas sans émotions... ou réfléxion.

