Ezra Furman ne cessera de nous étonner et de nous rendre accros à ses musiques. Des sonorités douces, parfois mélancoliques, des sujets tabous, une dose d'humour et de tragédie : tout ce qui compose la bande originale de Sex Education est à écouter et apprécier sans modération.
Avec intelligence et humour, Bertrand Guillot nous fait revivre la fameuse nuit du 4 août 1789, celle de l'abolition des privilèges. Plongés au coeur de l'Histoire en train de se faire, nous en venons à douter : ce monde qui s'effondre, est-ce celui des héros de la Révolution ou le nôtre ? Aussi troublant que réjouissant...
Ce court album nous fait prendre conscience que nous lisons, partout, tout le temps, quoi qu’en disent parfois les mauvaises langues. On prend conscience de tout ce qu’il y a lire autour de nous, nous qui avons la chance de pouvoir déchiffrer presque inconsciemment tous ces mots, toutes ces phrases qui balisent notre paysage. Mais surtout, nous lisons parfois autre chose que des mots, et c’est là toute la sagesse de cet album : il existe une infinité de manière de lire, et il n’est finalement pas toujours nécessaire de savoir lire, pour lire.
Du quotidien, du banal au petit rien,
Juliette a le don de voir et de dire,
Et de sa géniale verve,
Encore une fois de nous réjouir.
La parolière hors pair ouvre une parenthèse,
au travers le gris, le médiocre, le moyen,
et de sa hauteur avec art et manière,
nous offre un cours de savoir écrire.
Le dernier cru de la curieuse aux rouges lunettes est à déguster,
Et comme tous les autres, au contraire d’un vin mauvais,
Prendre le temps de bien l'écouter pour ne pas en perdre une lampée !
Avec le deuxième livre de sa tétralogie Le sang des promesses, Wajdi Mouawad nous révèle dans sa pièce de théâtre les horreurs de la guerre au Liban.
Jeanne et Simon sont jumeaux et à la mort de leur mère, ils reçoivent chacun une lettre que l’un devra remettre à son père et l’autre à son frère. C’est alors qu’ils doivent partir à l’autre bout du monde, retracer la vie de leur mère, afin de découvrir la vérité sur son silence.
Il s’agit d’une pièce poignante, bouleversante, et Wajdi Mouawad n’a pas eu peur de poser des mots sur la monstruosité humaine. C’est avant tout une histoire de famille, de femmes, sur plusieurs générations, qui malgré un passé difficile, ont su avancer et se reconstruire.
Difficile de passer à côté d’un si bel objet. On est tout de suite captivé par le charme de la broderie aux couleurs dynamiques et parfois ternes. Et si au premier abord l’originalité de l’ouvrage nous transporte, on l’est tout autant en découvrant le récit au travers des pages. Ici, on est touché par cette mère, Adela, qui est en proie à des souffrances psychotiques. Par sa fille, Vera, qui tente avec patience et amour de la soutenir. Mais aussi par cette relation mère/fille où les rôles s’inversent progressivement. Tout au long de la lecture, on est tour à tour assailli par différentes émotions, entre la tristesse de Vera, le désarroi du reste de la famille et enfin la terrible vérité.
Nous avons aimé les couleurs du dessin qui nous plongent dans cette aventure de fin d'été.
C'est à partir de ce livre offert que j'ai découvert cet auteur attaché à sa terre vendéenne. Mon donateur, sans le savoir m'a fait rencontrer mes ancêtres, mon histoire.
Bien que je n'ayant pas connu cette période de construction de la digue de l'Aiguillon elle fait partie de mon enfance, on a vécu en bon voisinage et souvent en se faisant la réflexion de "comment ils ont faits pour la construire cette digue ?" . Même s'il s'agit ii sans aucune ambiguité d'un roman et non d'une rétrospective historique, Yves Viollier a trouvé les mots et le ton pour nous emmener avec lui et nous faire vivre aux rythmes de ces travailleurs du passé, du meurtre perpétré et des caractères de ces gens des terres et des mers.
Dans un entretien accordé à Ouest France quelques mois après la tempête Xynthia, l'auteur explique comment il en était venu à cette histoire : "J'ai longtemps pensé que cette baie n'était pas une terre romanesque. Mais le jour où je suis allé en mer avec des boucholeurs, où j'ai rencontré des éleveurs de moutons dans le marais, j'ai découvert un monde fabuleux. J'ai alors consulté les archives. (...) Mais c'est surtout quand j'ai lu les archives concernant la digue, avec toutes ces populations étrangères qui étaient venues la construire à la fin du XIXe siècle, que j'ai compris que je tenais mon histoire !... Ils étaient venus construire cette digue tant réclamée après la tempête et les inondations de 1877 et de 1891, qui avaient été aussi importantes que celle de février"
Si vous souhaitez en savoir plus sur l"histoire de l'Aiguillon-sur mer (devenue commune déléguée de la commune nouvelle L'Aiguillon-la-Presqu'Ile au 01/01/2022) découvrez l'ouvrage "Si l'Aiguillon m'était conté" écrit par son ancien maire (1974-1995) Pierre Roy.

