Deux voix, deux rythmes qui s’éloignent et se répondent pour parler de la culture Maori. J’ai aimé les ruptures créées par l’alternance de ces voix. Celle du récit cosmogonique de la baleine originelle, mélodieuse et poétique, et celle « contemporaine » du jeune Rawiri, témoin des luttes modernes de sa communauté.
Les héroïques ne sont pas ceux qui sauvent le monde mais ceux qui essaient de se sauver eux-mêmes.
Michel fait partie de ceux-là. Quinqua abîmé ou loser magnifique, enfant des années 70-80, bloqué dans sa jeunesse punk, ancien junkie, il est à un moment de sa vie où il va se battre avec ses démons pour émerger d'un marasme social et affectif.
La paternité est le fil rouge du film. Il doit être le père de ses fils, alors qu'il n'a pas eu les codes d'une paternité saine. Les pères sont défaillants et ce sont les fils qui portent les pères. C'est ce que le réalisateur Maxime Roy raconte, avec dureté et en même temps une force, une énergie et une grande tendresse.
Ce film oscille entre noirceur et douceur et offre une très belle galerie de personnages.
A l'origine de ce long-métrage, Beautiful losers, court-métrage sorti en 2018 de Maxime Roy, primé dans plusieurs festivals.
A l'occasion des 30 ans du jeu, l'orchestre philarmonique de Tokyo nous replonge dans l'aventure en faisant résonner le souffle épique de la saga avec ce concert qui reprend les thèmes principaux.
Hommage aux poètes haïtiens, Moonlight Benjamin chante ses racines sur des airs traditionnels revisités. Entre Haïti et le continent africain, le vaudou pour vecteur et le regard envoûtant de l'artiste nous invite au partage du rite. À travers sa voix, ses rythmes, sa folk et ses riffs, elle nous transmet force et énergie.
Avec The Darkest Place I've ever been, les marseillais de LANDMVRKS prouvent une fois de plus que le métal français est bien vivant ! Le groupe développe sa patte unique, entre riffs lancinants teintés emocore et chant franco-anglais scandé, rappé, plein d'une énergie qui rend hommage au néo-métal des années 2000 sans pour autant tomber dans la nostalgie. C'est frais, c'est bien fait et ça vient de Marseille, bébé !
Parce qu’il ne trouve pas les mots, il décide d’apprendre à ronronner. J’ai aimé cette histoire pleine de fantaisie et de sensibilité sur le désir d’un enfant d’aider une amie touchée par le deuil. Un roman pour jeune lecteur qui pourra plaire au plus grand.
Pousser la porte de ce bar un peu sombre, enfumé, à l'intérieur une atmosphère, sorte de cabaret... Dans l’écrin de velours aux lumières tamisées, laissez-vous prendre à la voix de louve sur des notes de piano feutrées. Grazzia Giu et Guillaume Poncelet nous emportent ; un rêve éveillé ? ou bien une douce réalité ? Un CD à l’ambiance acoustique et décalée, l'artiste au look remarqué, interprète son répertoire avec classe et sobriété.
Ezra Furman ne cessera de nous étonner et de nous rendre accros à ses musiques. Des sonorités douces, parfois mélancoliques, des sujets tabous, une dose d'humour et de tragédie : tout ce qui compose la bande originale de Sex Education est à écouter et apprécier sans modération.

