Un métissage pas très sage à l'issue d'une rencontre rock entre deux continents ; deux courants convergeants vers une folk lancinante et folle. Un mélange pas pour les anges d'une guitare possédée et d'un violon endiablé, sur des airs de tarentelles, pour faire tourner les belles robes.
Le tandem Escoffier pour les textes et Di Giacomo pour les illustrations est de retour pour notre plus grand plaisir. En effet, avec cet album, le duo fait à nouveau mouche (qui pète ?) avec un thème inattendu : la procrastination. Chaque ouvrage de ces 2 auteurs est jubilatoire tant les réactions et expressions des personnages centraux face aux évènements extérieurs qu'ils subissent, sont cocasses. Dans chaque album, le binôme nous propose une fin décalée qui nous sort des sentiers battus et des morales traditionnelles. Ici la capacité à raconter les histoires du Paresseux n’est pas sans rappeler celle de Nasreddin Hodja dans le conte turque du même nom. Prolongez votre plaisir de lecture avec le duo en découvrant par exemple dans vos médiathèques la célèbre « mouche qui pète », l’hilarant « Grododo » , le tendre « Loup Tralala » ou encore le sensible et drôle « Nœud de la Girafe » ...
Un livre sympathique, plein d'humour et de tendresse bien que les vies des personnages ne soient pas spécialement gaies. Des sujets plus ou moins graves : vieillesse, solitude, décès, vie de couple .... mais surtout une leçon de solidarité, d'entraide, considérations inter-générationnelles
Difficile de passer à côté d’un si bel objet. On est tout de suite captivé par le charme de la broderie aux couleurs dynamiques et parfois ternes. Et si au premier abord l’originalité de l’ouvrage nous transporte, on l’est tout autant en découvrant le récit au travers des pages. Ici, on est touché par cette mère, Adela, qui est en proie à des souffrances psychotiques. Par sa fille, Vera, qui tente avec patience et amour de la soutenir. Mais aussi par cette relation mère/fille où les rôles s’inversent progressivement. Tout au long de la lecture, on est tour à tour assailli par différentes émotions, entre la tristesse de Vera, le désarroi du reste de la famille et enfin la terrible vérité.
Sylvain Pattieu poursuit l'histoire de Mohammed-Ali, d'Aimée et d'un quartier dans le 93. Cette fois-ci, c'est le personnage d'Aimée qui est au coeur du roman, une footeuse dans l'âme. Son univers tourne autour du foot mais elle se rend compte que l'engagement, ce n'est pas seulement sur le terrain.
On y retrouve l'histoire de ces ados qui découvrent le lycée, des jeunes qui s'ennuient et qui galèrent et surtout de ceux déjà marqués par la vie. Il y a cette révolte et cette volonté de faire bouger les choses, de les améliorer. Un roman militant où l'oralité a toute sa place. Les mots sont importants, les sentiments à vif.
Nickel boys est un roman, dont les personnages et les lieux sont inventés, mais basés sur des faits réels. On y suit le destin tragique et déchirant d'Elwood (adolescent idéaliste, sérieux, sage) et Turner (fataliste, résigné, fonceur) à la Nickel Academy. De leur rencontre va naitre une amitié forte. L'auteur prend le temps de présenter ses personnages, et très vite on s'y attache. Tout au long du récit, l'auteur dépeint la cruauté de la société américaine envers les noirs au moment même où le mouvement de Martin Luther King prend de l'essor. L'épilogue est puissant et émouvant, un retournement de situation finale auquel on ne s'attend pas. Une très belle découverte, un vrai coup de coeur.
Moi, Daniel Blake est un drame social, c'est l'histoire d'un combat pour la dignité. Ce film est fort et sensible à la fois, les personnages sont touchants, attachants. Palme d'or à Cannes en 2016, c'est un phénomène mondial à découvrir (ou redécouvrir).
Un univers folk, rock légèrement teinté de country très agréable à l'oreille couplé à une voix aux tonalités envoûtantes font de ce CD une invitation à l'évasion. Un disque qui nous emmène dans un univers de douceur et de mélancolie. A écouter pour s'offrir une pause de calme et de sérénité

