Dur de s'atteler à ce livre quand Xynthia vous a touché de près ou de loin et que certaines plaies ne sont pas cicatrisées. Toutefois, certes ce livre peut raviver des souvenirs douloureux mais il peut aussi aider à comprendre ce qu'ont vécu les habitants des communes concernées (La Faute-sur-mer et l'Aiguillon-sur-mer). Yves Viollier connait bien cette région et il parvient à mettre les mots sur cette catastrophe naturelle sans rentrer dans le voyeurisme rendant ainsi honneur à ses habitants.
Un album d'une grande douceur et poésie, tant dans ses textes que dans ses illustrations. Une histoire tendre et réconfortante pour parler d'entraide.
Apprendre à se noyer est un roman qui raconte la culpabilité infinie que l'on peut ressentir face à la mort d'une personne que l'on aime, et que l'on a pas pu sauver. Ici, c'est un père qui voit son enfant être happé par une créature du fleuve, où il apprenait à pêcher. On suit donc la poursuite effrénée d'un père qui refuse d'accepter la mort, et l'on plonge avec lui à corps perdu dans un torrent d'émotion : déchirement, colère, regret et espoir. Un chemin emprunt de mysticisme, dont l'ultime but est de trouver la paix.
Hommage aux poètes haïtiens, Moonlight Benjamin chante ses racines sur des airs traditionnels revisités. Entre Haïti et le continent africain, le vaudou pour vecteur et le regard envoûtant de l'artiste nous invite au partage du rite. À travers sa voix, ses rythmes, sa folk et ses riffs, elle nous transmet force et énergie.
Un témoignage bouleversant, une écriture simple et poétique. Un vibrant hommage à toutes les mémés qui ont su nous transmettre de l'amour et des valeurs sans grandes effusions ni débauche de moyens. C'est un livre qui procure des bouffées d'émotion pour un mot, l'évocation d'un souvenir, le surgissement d'une image. Un livre doudou, car réconfortant, un livre "madeleine de Proust", pour ne pas oublier ces merveilleux instants.
Avec le deuxième livre de sa tétralogie Le sang des promesses, Wajdi Mouawad nous révèle dans sa pièce de théâtre les horreurs de la guerre au Liban.
Jeanne et Simon sont jumeaux et à la mort de leur mère, ils reçoivent chacun une lettre que l’un devra remettre à son père et l’autre à son frère. C’est alors qu’ils doivent partir à l’autre bout du monde, retracer la vie de leur mère, afin de découvrir la vérité sur son silence.
Il s’agit d’une pièce poignante, bouleversante, et Wajdi Mouawad n’a pas eu peur de poser des mots sur la monstruosité humaine. C’est avant tout une histoire de famille, de femmes, sur plusieurs générations, qui malgré un passé difficile, ont su avancer et se reconstruire.
7 blanches pour 5 d’encre,
Harmonie d’un mariage lumineux,
D’accords et de notes croisées
Parcourant des monts et des octaves,
En avant pour un voyage,
J.B. Dunckel nous propose en partage des cordes frappées,
au-delà du normal et tout en légèreté,
pour le rêve d’une promenade sur un clavier.
Une nouvelle rencontre entre le piano de Thomas Enhco et le marimba de Vassilena Serafimova pour se retrouver autour de Bach cette fois. Sous le signe de l'air, les notes subtiles, voluptueuses et légères nous enveloppent de douceur. Un univers tout en harmonie.

