Pousser la porte de ce bar un peu sombre, enfumé, à l'intérieur une atmosphère, sorte de cabaret... Dans l’écrin de velours aux lumières tamisées, laissez-vous prendre à la voix de louve sur des notes de piano feutrées. Grazzia Giu et Guillaume Poncelet nous emportent ; un rêve éveillé ? ou bien une douce réalité ? Un CD à l’ambiance acoustique et décalée, l'artiste au look remarqué, interprète son répertoire avec classe et sobriété.
Nickel boys est un roman, dont les personnages et les lieux sont inventés, mais basés sur des faits réels. On y suit le destin tragique et déchirant d'Elwood (adolescent idéaliste, sérieux, sage) et Turner (fataliste, résigné, fonceur) à la Nickel Academy. De leur rencontre va naitre une amitié forte. L'auteur prend le temps de présenter ses personnages, et très vite on s'y attache. Tout au long du récit, l'auteur dépeint la cruauté de la société américaine envers les noirs au moment même où le mouvement de Martin Luther King prend de l'essor. L'épilogue est puissant et émouvant, un retournement de situation finale auquel on ne s'attend pas. Une très belle découverte, un vrai coup de coeur.
Elles sont 7 soeurs. Sept sauvageonnes rousses qui décident de vivre loin des villes, loin des hommes. Malgré elles, elles doivent se confronter au monde, à ses obstacles, à ses charmes.
C'est un roman puissant, curel, sulfureux, qui sent la terre et le sang.
Un savant mélange entre correspondances épistolaires, découverte intense des émotions, tout cela implanté dans un décor médiéval. L’histoire peut paraître basique, mais vous vous laisserez vite prendre dans les pérégrinations de Violet Evergarden !
Avec The Darkest Place I've ever been, les marseillais de LANDMVRKS prouvent une fois de plus que le métal français est bien vivant ! Le groupe développe sa patte unique, entre riffs lancinants teintés emocore et chant franco-anglais scandé, rappé, plein d'une énergie qui rend hommage au néo-métal des années 2000 sans pour autant tomber dans la nostalgie. C'est frais, c'est bien fait et ça vient de Marseille, bébé !
Difficile de passer à côté d’un si bel objet. On est tout de suite captivé par le charme de la broderie aux couleurs dynamiques et parfois ternes. Et si au premier abord l’originalité de l’ouvrage nous transporte, on l’est tout autant en découvrant le récit au travers des pages. Ici, on est touché par cette mère, Adela, qui est en proie à des souffrances psychotiques. Par sa fille, Vera, qui tente avec patience et amour de la soutenir. Mais aussi par cette relation mère/fille où les rôles s’inversent progressivement. Tout au long de la lecture, on est tour à tour assailli par différentes émotions, entre la tristesse de Vera, le désarroi du reste de la famille et enfin la terrible vérité.
Après une admission à l'hôpital pour de violentes migraines, la vie de l'auteur bascule au point que la croyant proche de la fin le corps médical demande à la famille de prendre des dispositions pour les obsèques ... oui mais voilà elle vit, elle ressent tout. Ces mois d'angoisses, de douleurs, de lutte, ce combat nous est décrit simplement, sans désir de revanche ou de comptes à régler, juste pour que la compassion et le respect de l' humain reste toujours à l'esprit du corps médical même si comme elle le reconnait elle même la plupart sont formidables. Un témoignage fort.
D'origine russe, Galia Ackerman est docteure en histoire et journaliste. Tourmentée depuis de nombreuses années par l’accident de Tchernobyl, elle signe là un récit sensible où la « zone » et ses habitants tiennent le rôle principal. Dans l’intimité de la catastrophe, les lieux, les histoires et les mots prennent un tour à la fois beau et terrifiant. Le journalisme à la frontière du roman et de la poésie.

