Ezra Furman ne cessera de nous étonner et de nous rendre accros à ses musiques. Des sonorités douces, parfois mélancoliques, des sujets tabous, une dose d'humour et de tragédie : tout ce qui compose la bande originale de Sex Education est à écouter et apprécier sans modération.
Nickel boys est un roman, dont les personnages et les lieux sont inventés, mais basés sur des faits réels. On y suit le destin tragique et déchirant d'Elwood (adolescent idéaliste, sérieux, sage) et Turner (fataliste, résigné, fonceur) à la Nickel Academy. De leur rencontre va naitre une amitié forte. L'auteur prend le temps de présenter ses personnages, et très vite on s'y attache. Tout au long du récit, l'auteur dépeint la cruauté de la société américaine envers les noirs au moment même où le mouvement de Martin Luther King prend de l'essor. L'épilogue est puissant et émouvant, un retournement de situation finale auquel on ne s'attend pas. Une très belle découverte, un vrai coup de coeur.
Deux voix, deux rythmes qui s’éloignent et se répondent pour parler de la culture Maori. J’ai aimé les ruptures créées par l’alternance de ces voix. Celle du récit cosmogonique de la baleine originelle, mélodieuse et poétique, et celle « contemporaine » du jeune Rawiri, témoin des luttes modernes de sa communauté.
Un film poignant, fort, émouvant. Nous avons aimé.
Une seule chose à faire avec ce CD : se laisser envoûter par les mélodies, et le mariage harmonieux de la harpe et de la Kora. La longueur des morceaux fait que nous avons le temps de nous laisser porter par la musique, de nous évader. Fermez les yeux et vous voilà prêt à voguer vers un ailleurs que vous ne voudrez pas quitter tant il fait bon y être.
Peter Pan adore les histoires, et plus encore celles racontées par Wendy Darling à ses frères John et Michael. Wendy, elle, rêve de vivre les aventures de ses récits, loin des problèmes des grandes personnes. Et c’est au pays imaginaire, le pays des fées, des pirates, des indiens et des sirènes, qu’un soir, Peter Pan l’emmène.
La beauté des images nous plonge dans l’univers du livre original de J.M. Barrie et la magie qui s’en dégage nous ramène tout droit en enfance, que l’on a d’ailleurs jamais vraiment quitté.
Un monde fantastique hors du commun, des musiques enivrantes et des personnages attachants, un parfait mélange pour apprécier encore et encore ce film qui a déjà conquis bien des cœurs.
Été brûlant à Saint Allaire, c'est un peu une réécriture de Cendrillon, mais qui a pour décor un petit village de campagne, en 1966.
Tout se sait à Saint Allaire, où les commérages et les ragots vont bon train, créant leur lot d'intrigues. Mais on nous apprend vite que c'est la charmante Anna Soulette, fille d'un fermier veuf et alcoolique, qui semble être le personnage pivot de cette histoire. On découve alors au fur et à mesure les lieux emblématiques du village, ses habitants atipyques, avec chacun leurs qualités, et surtout leurs défauts ...
L'image et le texte se complètent parfaitement, et les introductions de chaque chapitre sont rédigées avec une plume très fluide, trouvant toujours le bon mot, pour amorcer la suite de l'histoire. Le ton est comique, souvent ironique, notamment grâce aux nombreux jeu de mots.
Un film au sujet des plus sérieux, animé de la façon la plus douce qu'il soit. Ce contraste entre la place des femmes à Kaboul et le délicat choix de couleurs ne nous fait qu'aimer encore plus ce film, duquel on ne sort pas sans émotions... ou réfléxion.

