Nous avons aimé !
Nous avons aimé les couleurs du dessin qui nous plongent dans cette aventure de fin d'été.
Combien de terre faut-il à un homme pour estimer posséder assez pour être heureux et satisfait.? Est-on capable de s'arrêter de chercher toujours plus et mieux ? La cupidité, l'envie poussent-elles toujours à vouloir davantage sans discernement ?
Dans sa nouvelle à l'origine de cette adaptation en album jeunesse, Tolstoï nous parle du capitalisme, thème à priori peu évident à mettre à hauteur d'enfant sans être ni simpliste, ni moralisateur. Cette adaptation par AnneLise Heurtier et Raphël Urwiller fonctionne pourtant à merveille. Le travail tout en délicatesse sur le texte et les illustrations montre subtilement les dérives et conséquences de l'avidité.
On suit les envies et changements de Pacôme et bien sur on sent qu'on court à la catastrophe et on tourne les pages avec appréhension jusqu'à la chute – et quelle chute !
Un livre que l'on peut mettre en parallèle avec la chanson "Les murs de poussière" de Francis Cabrel dans laquelle le protagoniste "voulait trouver mieux que son lopin de terre, que son vieil arbre tordu au milieu."...
A découvrir et à discuter avec les plus jeunes
Comment choisir quelle forme dessiner ? C'est la grande question du personnage que nous suivons dans cet album. A chaque requête de dessin, une multitude de possibilités s'offre au petit artiste qui se retrouve perdu et indécis. Représenter la nature c'est aussi être confronté à toute la diversité qu'elle propose. Un livre délicat et amusant, qui saura toucher les curieux, pour contempler un instant tout ce qui se trouve autour de nous.
Le tandem Escoffier pour les textes et Di Giacomo pour les illustrations est de retour pour notre plus grand plaisir. En effet, avec cet album, le duo fait à nouveau mouche (qui pète ?) avec un thème inattendu : la procrastination. Chaque ouvrage de ces 2 auteurs est jubilatoire tant les réactions et expressions des personnages centraux face aux évènements extérieurs qu'ils subissent, sont cocasses. Dans chaque album, le binôme nous propose une fin décalée qui nous sort des sentiers battus et des morales traditionnelles. Ici la capacité à raconter les histoires du Paresseux n’est pas sans rappeler celle de Nasreddin Hodja dans le conte turque du même nom. Prolongez votre plaisir de lecture avec le duo en découvrant par exemple dans vos médiathèques la célèbre « mouche qui pète », l’hilarant « Grododo » , le tendre « Loup Tralala » ou encore le sensible et drôle « Nœud de la Girafe » ...
Un album d'une grande douceur et poésie, tant dans ses textes que dans ses illustrations. Une histoire tendre et réconfortante pour parler d'entraide.
Déménager ce n'est pas toujours drôle et ça peut faire peur, va-t-on se sentir à nouveau chez soi ? Dans cet album nous suivons le quotidien chamboulé d'une petite fille créative et pleine d'imagination, son papa et son chat. Au fil des illustrations douces et colorées l'auteur nous transporte à travers ce passage mouvementé que peut être un déménagement et dépeint avec délicatesse la création d'un nouveau foyer chaleureux.
Un magnifique album plein de douceur et de sensibilité qui parle de transmission entre génération mais aussi d'accès aux savoirs quand on nait femme à une époque (ici au Japon du temps de la grand-mère mais peut se transposer dans d'autres lieux à d'autres époques).
Les illustrations patels sont magnifiques.

