Roman graphique extrêmement novateur, singulier et surprenant (les personnages sont des cercles de couleur en vue plongeante). Un style unique pour un récit mi- policier, mi- mélodrame et un humour décapant. Tout simplement bluffant !
Apprendre à se noyer est un roman qui raconte la culpabilité infinie que l'on peut ressentir face à la mort d'une personne que l'on aime, et que l'on a pas pu sauver. Ici, c'est un père qui voit son enfant être happé par une créature du fleuve, où il apprenait à pêcher. On suit donc la poursuite effrénée d'un père qui refuse d'accepter la mort, et l'on plonge avec lui à corps perdu dans un torrent d'émotion : déchirement, colère, regret et espoir. Un chemin emprunt de mysticisme, dont l'ultime but est de trouver la paix.
Anna est une petite orpheline secrète et solitaire. Ses parents adoptifs lui font quitter Londres pour la confier, le temps d'un été, à un couple bienveillant, dans un petit village côtier. Anna va peu à peu découvrir la nature, la mer, et cette étrange demeure où elle aperçoit chaque jour la silhouette d'une fillette. Ainsi va naître une amitié aussi singulière que fondatrice, dont Anna sortira grandie, se révélant enfin à elle-même.
Un très beau roman sur l'ouverture aux autres, le dépassement de soi, dans la si belle édition de Monsieur Toussaint Louverture.
Quand deux générations, deux façons d'appréhender la vie se rencontrent dans un hôpital, cela donne un très beau roman que l'on pourrait qualifier de "philosophique" toute mesure gardée.
Hugo, après une tentative de suicide se retrouve à partager la chambre de Blanche, une vieille femme qui attend sereinement la fin. Ils ont une relation à la vie diamétralement opposée, de cette différence de point de vue vont naitre des échanges tantôt drôles, tantôt profonds entre les 2 patients. Loin d'être sombre ou larmoyant, ce roman nous livre un hymne : à la vie, à la force du dialogue entre génération, à l'importance de notre regard sur la vie et sur le monde.
Bien sur les puristes de la philosophie n'y trouveront pas leur compte, là n'est d'ailleurs pas le propos. Nous sommes bel et bien dans un roman avec ses limites et quelques incohérences, roman qui permet de prendre un peu de recul sur le quotidien et c'est déjà bien.
Comment prouver sa valeur quand on est la plus riquiqui des licorne de sa famille ? Une très belle histoire pleine d'humour qui montre que prendre ses responsabilités n'est pas une question de taille, même quand les erreurs sont... énormes !
Une version 2.0 de la Belle au bois dormant, dans laquelle on découvre la réalité d'un sommeil de 100 ans : toiles d'araignées, haleine douteuse, évolution du monde. Un conte revisité et plein d'humour, agrémenté de touches de rose fluo ! On adore !
Combien de terre faut-il à un homme pour estimer posséder assez pour être heureux et satisfait.? Est-on capable de s'arrêter de chercher toujours plus et mieux ? La cupidité, l'envie poussent-elles toujours à vouloir davantage sans discernement ?
Dans sa nouvelle à l'origine de cette adaptation en album jeunesse, Tolstoï nous parle du capitalisme, thème à priori peu évident à mettre à hauteur d'enfant sans être ni simpliste, ni moralisateur. Cette adaptation par AnneLise Heurtier et Raphël Urwiller fonctionne pourtant à merveille. Le travail tout en délicatesse sur le texte et les illustrations montre subtilement les dérives et conséquences de l'avidité.
On suit les envies et changements de Pacôme et bien sur on sent qu'on court à la catastrophe et on tourne les pages avec appréhension jusqu'à la chute – et quelle chute !
Un livre que l'on peut mettre en parallèle avec la chanson "Les murs de poussière" de Francis Cabrel dans laquelle le protagoniste "voulait trouver mieux que son lopin de terre, que son vieil arbre tordu au milieu."...
A découvrir et à discuter avec les plus jeunes

