Ezra Furman ne cessera de nous étonner et de nous rendre accros à ses musiques. Des sonorités douces, parfois mélancoliques, des sujets tabous, une dose d'humour et de tragédie : tout ce qui compose la bande originale de Sex Education est à écouter et apprécier sans modération.
Ce roman nous parle de reconstruction et d'acceptation de soi. On s'embarque avec Leïla dans une longue quête, pour se défaire de cette idée que la beauté est synonyme de réussite, et surtout que l'une dépend de l'autre. Car c'est en acceptant de ne plus être "la Belle" pour devenir "la Bête" que Leïla va se réaliser et accomplir de grandes choses, pour elle et son pays. L'écriture est délicate, contemplative mais jamais lassante, dans un décor digne des mille et une nuits. Si le cadre est réaliste, le magique n'est jamais bien loin, pour nous faire voyager dans un pays merveilleux certes, mais pas dénué de défauts.
A contrecœur Ulysse a accepté d’honorer la dernière volonté de son père, répandre ses cendres au large de l’île de Wight en Angleterre, lieu du concert mythique de 1970. Au volant d’un combi Wolkswagen, ce quadra part pour ce périple avec 3 amis de son père : les vieux fourneaux version Rock’n’roll.
Pour ceux qui ont envie de découvrir l’atmosphère et la musique des années 70, cette BD à l’esprit rock ne vous laissera pas indifférent. C’est un Road trip à la fois amusant et touchant.
NB : The long and winding road est l’une des plus célèbres chansons écrite par Paul McCartney, extraite de l’album Let it be (1970)
Ce court album nous fait prendre conscience que nous lisons, partout, tout le temps, quoi qu’en disent parfois les mauvaises langues. On prend conscience de tout ce qu’il y a lire autour de nous, nous qui avons la chance de pouvoir déchiffrer presque inconsciemment tous ces mots, toutes ces phrases qui balisent notre paysage. Mais surtout, nous lisons parfois autre chose que des mots, et c’est là toute la sagesse de cet album : il existe une infinité de manière de lire, et il n’est finalement pas toujours nécessaire de savoir lire, pour lire.
Peter Pan adore les histoires, et plus encore celles racontées par Wendy Darling à ses frères John et Michael. Wendy, elle, rêve de vivre les aventures de ses récits, loin des problèmes des grandes personnes. Et c’est au pays imaginaire, le pays des fées, des pirates, des indiens et des sirènes, qu’un soir, Peter Pan l’emmène.
La beauté des images nous plonge dans l’univers du livre original de J.M. Barrie et la magie qui s’en dégage nous ramène tout droit en enfance, que l’on a d’ailleurs jamais vraiment quitté.
Un monde fantastique hors du commun, des musiques enivrantes et des personnages attachants, un parfait mélange pour apprécier encore et encore ce film qui a déjà conquis bien des cœurs.
Avec le deuxième livre de sa tétralogie Le sang des promesses, Wajdi Mouawad nous révèle dans sa pièce de théâtre les horreurs de la guerre au Liban.
Jeanne et Simon sont jumeaux et à la mort de leur mère, ils reçoivent chacun une lettre que l’un devra remettre à son père et l’autre à son frère. C’est alors qu’ils doivent partir à l’autre bout du monde, retracer la vie de leur mère, afin de découvrir la vérité sur son silence.
Il s’agit d’une pièce poignante, bouleversante, et Wajdi Mouawad n’a pas eu peur de poser des mots sur la monstruosité humaine. C’est avant tout une histoire de famille, de femmes, sur plusieurs générations, qui malgré un passé difficile, ont su avancer et se reconstruire.
Été brûlant à Saint Allaire, c'est un peu une réécriture de Cendrillon, mais qui a pour décor un petit village de campagne, en 1966.
Tout se sait à Saint Allaire, où les commérages et les ragots vont bon train, créant leur lot d'intrigues. Mais on nous apprend vite que c'est la charmante Anna Soulette, fille d'un fermier veuf et alcoolique, qui semble être le personnage pivot de cette histoire. On découve alors au fur et à mesure les lieux emblématiques du village, ses habitants atipyques, avec chacun leurs qualités, et surtout leurs défauts ...
L'image et le texte se complètent parfaitement, et les introductions de chaque chapitre sont rédigées avec une plume très fluide, trouvant toujours le bon mot, pour amorcer la suite de l'histoire. Le ton est comique, souvent ironique, notamment grâce aux nombreux jeu de mots.
Un album d'une grande douceur et poésie, tant dans ses textes que dans ses illustrations. Une histoire tendre et réconfortante pour parler d'entraide.

