Nous avons aimé !
Blancaflor, un célèbre conte d'Amérique latine, revu et illustré en bande dessinée, une riche idée.
Tous les ingrédients du conte sont réunis, l'ogre, le prince, les soeurs, un peu jalouses et revêches...sauf Blancaflor, rêveuse, n'attendant pas forcément le prince charmant.
Jusqu'au jour où elle va arracher des "mâchoires" de son ogre de père, le prince, un peu niais, en utilisant ses pouvoirs magiques mais surtout son ingéniosité.
Le texte efficace de Nadja Spiegelmann, fille de Art Spiegelmann (auteur de la BD Maus), et le dessin nuancé de Sergio Garcia Sanchez font de ce conte une histoire moderne au rythme palpitant, qui fait la part belle à la débrouillardise et au courage de son héroïne. Un beau souffle de féminisme et d'anti-patriarcat.
Bienvenue au salon de thé "La Traversée de Charon". Le thé y est chaud, les scones bien frais et les morts, juste de passage.
Un bon roman feel-good fantastique, à déguster à l'ombre.
Michel et José sont amis et ont besoin d'argent. L'un est relieur d'art et l'autre lascar de banlieue. Ils se lancent dans un road trip truculent à bord d'un vieux Renault Trafic.
Une pépite!
Quand Gilles Bachelet et Clothilde Delacroix rassemblent leurs talents, le résultat est irrésistible. La paix, les colombes ! est une pépite d'humour. Cet album n'est pas récent, il date de 2016, mais est d'une actualité flagrante. L'actualité, les conflits et les troubles internationaux résonnent dans cet album, au format petit mais au contenu d'une grande richesse, qui sous couvert d'humour questionne. A l'instar des auteurs, on est en droit de se poser la question Mais que font les colombes ? A savourer sans modération à partir de 6 ans et bien au-delà...
Notre corps est comme une éponge qui une fois gorgée d'eau n'absorbe plus, il faut alors l'essorer pour qu'elle puisse à nouveau absorber. C'est un peu ce que nous livre comme message le personnage de ce roman mais sous une forme évidemment plus poétique. Quand un mal de dos devient prétexte à la description d'une crise quasi existentielle, Foenkinos nous en fait un beau roman.
Une BD en forme de road-movie contemporain tout en voix-off. Un ton et un univers noir, émouvant, désabusé et drôle. Un petit bijou de noirceur poétique et de délicatesse sous les codes d'un polar.
Moi, Daniel Blake est un drame social, c'est l'histoire d'un combat pour la dignité. Ce film est fort et sensible à la fois, les personnages sont touchants, attachants. Palme d'or à Cannes en 2016, c'est un phénomène mondial à découvrir (ou redécouvrir).

