La sécheresse s'éternise cette année-là en Californie, malgré les mesures drastiques imposées par le gouvernement. Un matin, l'impensable se produit : il n'y a plus d'eau dans tout le pays.
Dans un paisible quartier où tout le monde se connaît et se soutient, la panique monte et chacun est prêt à tout pour survivre.
Auteur phare de la littérature young adult, Neil Shusterman signait en 2018 cette dystopie "coup de poing", qui résonne aujourd'hui d'une force toute particulière. A mettre en toutes les mains dès 13 ans !
Un témoignage bouleversant, une écriture simple et poétique. Un vibrant hommage à toutes les mémés qui ont su nous transmettre de l'amour et des valeurs sans grandes effusions ni débauche de moyens. C'est un livre qui procure des bouffées d'émotion pour un mot, l'évocation d'un souvenir, le surgissement d'une image. Un livre doudou, car réconfortant, un livre "madeleine de Proust", pour ne pas oublier ces merveilleux instants.
Il est des romans qui dépassent le genre dans lequel on les catégorise, c'est clairement le cas avec cet opus d'Olivier Norek. Ce dernier nous avait déjà habitué à des ambiances intenses, lourdes parfois, aux scènes réalistes et aux personnages qui sonnent justes avec les enquêtes de l'inspecteur Coste et son équipe. Mais avec "Entre deux mondes", on sort du cadre strict du roman policier pour découvrir un roman profond, fort, ancré dans une actualité brûlante certes déjà abordée dans d'autres romans ("L'opticien de Lampédusa" d'Emma-Jane Kirby notamment) mais pas de cette manière puissante et brutale. Ici sont mises en exergue toutes les problématiques des locaux, des gens de passage, des migrants et cette Jungle dont nous avons tant entendu parler placée au centre du roman comme un personnage principal immatériel et pourtant si incarné. Quand sous couvert d'une enquête policière est mise en scène l'humanité cela donne "Entre deux mondes", un livre fort, sans concession mais sans manichéisme non plus, juste (et c'est déjà énorme) une porte ouverte à la réflexion : par delà mes beaux principes, mes belles idées qu'est-ce que je ferai moi dans telle ou telle situation ?. C'est un roman de société, dans lequel chaque point de vue et chaque enjeu est expliqué et qui oblige à se rappeler à quel point le monde est gris et complexe, mais aussi que parfois faire de son mieux est insuffisant
Une narration et une histoire qui de prime abord peuvent paraitre répétitives. Un manque d'action qui au lieu de semer l'ennui conduit à un certaine impatience de comprendre pourquoi cette jeune femme distribue des cadeaux. Un thriller politique qui part de Berlin-Est et traverse des pays à l'équilibre instable. Un pur récit d'action sans intégrer une seule recette classique de l'action dans le scénario, un vrai parti pris contemplatif ....Un très bon 1er volet.
Nous avons aimé
Ce roman surprenant nous plonge, au coeur de la forêt, dans la bulle de vie formée par Jo, Ursa et Gabriel. La forêt, omniprésente, impose son rythme lent, calme et envoutant. J'ai apprécié ce rythme qui donne au récit à la fois une touche de réalisme et d'onirisme. J'ai également aimé la capacité de l'autrice à m'immerger dans la vie de ses personnages. Ce premier roman est une parenthèse tranquille et réaliste qui fait du bien.
Régine Detambel célèbre ici la grande Sarah Bernhard, dont les 20 dernières années sont racontées par Susan, confidente et souffre-douleur.
Comédienne, peintre, sculptrice, elle interpréta sur scène les plus grands dramaturges, et fut qualifiée par Cocteau de « monstre sacré », dont l’expression demeure dans le langage courant.
Mais qui était cette femme autant adulée que détestée ? L’amie de Mucha, Victor Hugo, Sacha Guitry et bien d’autres encore. Une star internationale qui se produisait sur les scènes du monde entier. Fantasque, égocentrique, multipliant les amants et amantes. En véritable femme d’affaire, elle fût l’une des premières célébrités à utiliser son image pour la publicité.
Elle ne quitta jamais la scène, réinventant son jeu lorsque la maladie lui imposait l’amputation d’une jambe.
Portrait fascinant d’une tragédienne inégalée, d’une femme libre.
Notre corps est comme une éponge qui une fois gorgée d'eau n'absorbe plus, il faut alors l'essorer pour qu'elle puisse à nouveau absorber. C'est un peu ce que nous livre comme message le personnage de ce roman mais sous une forme évidemment plus poétique. Quand un mal de dos devient prétexte à la description d'une crise quasi existentielle, Foenkinos nous en fait un beau roman.

