Au commencement était un livre dans lequel chacun avait un rôle très traditionnel jusqu'à ce que Lili prête son sac à dos rose à son grand frère. Dès lors, à bas les préjugés, vive les libertés de choix.
Un livre drôle dans lequel le personnage principal prend l'auteur à partie afin de le (re)mettre dans le droit chemin. C'est surprenant et rafraichissant. Hâte de le lire à un groupe pour guetter les réactions des petits et des grands et de pouvoir ensuite débattre avec eux.
Nous découvrons un couple au moment où la femme pense que son mari ne l'aime plus, et qu'il va bientôt vouloir divorcer. Le mari nous apparaît en éternel insatisfait, alors que sa femme est au petit soin. Puis petit à petit, on se questionne. Quelque chose cloche, on ne sait plus quoi penser, ni de quel côté être. C'est vrai qu'après tout, il exagère à s'endormir en plein milieu d'une conversation. Mais n'est ce pas un peu extrême de cacher un double des clés de la boîte aux lettres pour pouvoir contrôler le courrier ? Et la semaine ne fait que commencer...
Pendant toute une semaine, nous sommes dans la tête de cette épouse, elle nous inquiète d'abord, par ces comportements obsessionnels de plus en plus extrêmes, jusqu'au ridicule. Mais on se surprend également à s'inquiéter pour elle, à éprouver de la compassion pour cette femme touchante malgré tout, qui fait passer le bonheur de son mari en priorité et privilégie les apparences, jusqu'à étouffer ses propres envies.
Durant cette lecture, on sera tantôt abasourdi, tantôt ému. On va de surprise en surprise au fil des chapitres et des jours de la semaine, jusqu'à la lecture du dernier chapitre, qui remettra toute la semaine écoulée en perspective.
Une version 2.0 de la Belle au bois dormant, dans laquelle on découvre la réalité d'un sommeil de 100 ans : toiles d'araignées, haleine douteuse, évolution du monde. Un conte revisité et plein d'humour, agrémenté de touches de rose fluo ! On adore !
Nous avons aimé !
L’opticien de Lampedusa, c’est une histoire vraie, tirée du reportage du même nom. L’auteure rapporte un témoignage poignant : l'histoire d'un opticien de la minuscule île italienne qui part quelques jours en mer avec sa femme et son groupe d’amis. A l’aube, l’équipage découvre des dizaines, des centaines d’hommes dans l’eau qui crient, qui se noient. Ils viennent d’Erythrée, et leur bateau a fait naufrage. Comment tous les sauver ? La réalité frappe les occupants du bateau de plein fouet. Comment accepter que tant de migrants soient morts et meurent chaque jour en essayant de traverser la Méditerranée vers l'Europe, rêvant d’un monde meilleur ?
Une histoire courte, humaine et touchante qui montre une réalité terrifiante.
Le garçon est muet, il vit dans la forêt avec sa mère. Quand elle meurt, il se retrouve seul et décide de partir. Il va à la rencontre des gens et on l’accompagne pour redécouvrir le XXe siècle. Il rencontre des gens qui l’exploitent, d’autres qui l’aident, et enfin ceux qui l’aiment. Il apprend l’amour passionné avec Emma, qui lui fait aimer la musique et la poésie coquine. Il apprend aussi l’horreur de la guerre. Ce roman initiatique est une très belle découverte. Un prix Fémina totalement mérité.
Un livre sympathique, plein d'humour et de tendresse bien que les vies des personnages ne soient pas spécialement gaies. Des sujets plus ou moins graves : vieillesse, solitude, décès, vie de couple .... mais surtout une leçon de solidarité, d'entraide, considérations inter-générationnelles
La sécheresse s'éternise cette année-là en Californie, malgré les mesures drastiques imposées par le gouvernement. Un matin, l'impensable se produit : il n'y a plus d'eau dans tout le pays.
Dans un paisible quartier où tout le monde se connaît et se soutient, la panique monte et chacun est prêt à tout pour survivre.
Auteur phare de la littérature young adult, Neil Shusterman signait en 2018 cette dystopie "coup de poing", qui résonne aujourd'hui d'une force toute particulière. A mettre en toutes les mains dès 13 ans !

