Été brûlant à Saint Allaire, c'est un peu une réécriture de Cendrillon, mais qui a pour décor un petit village de campagne, en 1966.
Tout se sait à Saint Allaire, où les commérages et les ragots vont bon train, créant leur lot d'intrigues. Mais on nous apprend vite que c'est la charmante Anna Soulette, fille d'un fermier veuf et alcoolique, qui semble être le personnage pivot de cette histoire. On découve alors au fur et à mesure les lieux emblématiques du village, ses habitants atipyques, avec chacun leurs qualités, et surtout leurs défauts ...
L'image et le texte se complètent parfaitement, et les introductions de chaque chapitre sont rédigées avec une plume très fluide, trouvant toujours le bon mot, pour amorcer la suite de l'histoire. Le ton est comique, souvent ironique, notamment grâce aux nombreux jeu de mots.
Au commencement était un livre dans lequel chacun avait un rôle très traditionnel jusqu'à ce que Lili prête son sac à dos rose à son grand frère. Dès lors, à bas les préjugés, vive les libertés de choix.
Un livre drôle dans lequel le personnage principal prend l'auteur à partie afin de le (re)mettre dans le droit chemin. C'est surprenant et rafraichissant. Hâte de le lire à un groupe pour guetter les réactions des petits et des grands et de pouvoir ensuite débattre avec eux.
La sécheresse s'éternise cette année-là en Californie, malgré les mesures drastiques imposées par le gouvernement. Un matin, l'impensable se produit : il n'y a plus d'eau dans tout le pays.
Dans un paisible quartier où tout le monde se connaît et se soutient, la panique monte et chacun est prêt à tout pour survivre.
Auteur phare de la littérature young adult, Neil Shusterman signait en 2018 cette dystopie "coup de poing", qui résonne aujourd'hui d'une force toute particulière. A mettre en toutes les mains dès 13 ans !
Anna est une petite orpheline secrète et solitaire. Ses parents adoptifs lui font quitter Londres pour la confier, le temps d'un été, à un couple bienveillant, dans un petit village côtier. Anna va peu à peu découvrir la nature, la mer, et cette étrange demeure où elle aperçoit chaque jour la silhouette d'une fillette. Ainsi va naître une amitié aussi singulière que fondatrice, dont Anna sortira grandie, se révélant enfin à elle-même.
Un très beau roman sur l'ouverture aux autres, le dépassement de soi, dans la si belle édition de Monsieur Toussaint Louverture.
Nous avons aimé !
L’opticien de Lampedusa, c’est une histoire vraie, tirée du reportage du même nom. L’auteure rapporte un témoignage poignant : l'histoire d'un opticien de la minuscule île italienne qui part quelques jours en mer avec sa femme et son groupe d’amis. A l’aube, l’équipage découvre des dizaines, des centaines d’hommes dans l’eau qui crient, qui se noient. Ils viennent d’Erythrée, et leur bateau a fait naufrage. Comment tous les sauver ? La réalité frappe les occupants du bateau de plein fouet. Comment accepter que tant de migrants soient morts et meurent chaque jour en essayant de traverser la Méditerranée vers l'Europe, rêvant d’un monde meilleur ?
Une histoire courte, humaine et touchante qui montre une réalité terrifiante.
Nous découvrons un couple au moment où la femme pense que son mari ne l'aime plus, et qu'il va bientôt vouloir divorcer. Le mari nous apparaît en éternel insatisfait, alors que sa femme est au petit soin. Puis petit à petit, on se questionne. Quelque chose cloche, on ne sait plus quoi penser, ni de quel côté être. C'est vrai qu'après tout, il exagère à s'endormir en plein milieu d'une conversation. Mais n'est ce pas un peu extrême de cacher un double des clés de la boîte aux lettres pour pouvoir contrôler le courrier ? Et la semaine ne fait que commencer...
Pendant toute une semaine, nous sommes dans la tête de cette épouse, elle nous inquiète d'abord, par ces comportements obsessionnels de plus en plus extrêmes, jusqu'au ridicule. Mais on se surprend également à s'inquiéter pour elle, à éprouver de la compassion pour cette femme touchante malgré tout, qui fait passer le bonheur de son mari en priorité et privilégie les apparences, jusqu'à étouffer ses propres envies.
Durant cette lecture, on sera tantôt abasourdi, tantôt ému. On va de surprise en surprise au fil des chapitres et des jours de la semaine, jusqu'à la lecture du dernier chapitre, qui remettra toute la semaine écoulée en perspective.
Une version 2.0 de la Belle au bois dormant, dans laquelle on découvre la réalité d'un sommeil de 100 ans : toiles d'araignées, haleine douteuse, évolution du monde. Un conte revisité et plein d'humour, agrémenté de touches de rose fluo ! On adore !

