Nous avons aimé
Ce roman surprenant nous plonge, au coeur de la forêt, dans la bulle de vie formée par Jo, Ursa et Gabriel. La forêt, omniprésente, impose son rythme lent, calme et envoutant. J'ai apprécié ce rythme qui donne au récit à la fois une touche de réalisme et d'onirisme. J'ai également aimé la capacité de l'autrice à m'immerger dans la vie de ses personnages. Ce premier roman est une parenthèse tranquille et réaliste qui fait du bien.
très bon retour de nos petits lecteurs.
Notre corps est comme une éponge qui une fois gorgée d'eau n'absorbe plus, il faut alors l'essorer pour qu'elle puisse à nouveau absorber. C'est un peu ce que nous livre comme message le personnage de ce roman mais sous une forme évidemment plus poétique. Quand un mal de dos devient prétexte à la description d'une crise quasi existentielle, Foenkinos nous en fait un beau roman.
C'est à partir de ce livre offert que j'ai découvert cet auteur attaché à sa terre vendéenne. Mon donateur, sans le savoir m'a fait rencontrer mes ancêtres, mon histoire.
Bien que je n'ayant pas connu cette période de construction de la digue de l'Aiguillon elle fait partie de mon enfance, on a vécu en bon voisinage et souvent en se faisant la réflexion de "comment ils ont faits pour la construire cette digue ?" . Même s'il s'agit ii sans aucune ambiguité d'un roman et non d'une rétrospective historique, Yves Viollier a trouvé les mots et le ton pour nous emmener avec lui et nous faire vivre aux rythmes de ces travailleurs du passé, du meurtre perpétré et des caractères de ces gens des terres et des mers.
Dans un entretien accordé à Ouest France quelques mois après la tempête Xynthia, l'auteur explique comment il en était venu à cette histoire : "J'ai longtemps pensé que cette baie n'était pas une terre romanesque. Mais le jour où je suis allé en mer avec des boucholeurs, où j'ai rencontré des éleveurs de moutons dans le marais, j'ai découvert un monde fabuleux. J'ai alors consulté les archives. (...) Mais c'est surtout quand j'ai lu les archives concernant la digue, avec toutes ces populations étrangères qui étaient venues la construire à la fin du XIXe siècle, que j'ai compris que je tenais mon histoire !... Ils étaient venus construire cette digue tant réclamée après la tempête et les inondations de 1877 et de 1891, qui avaient été aussi importantes que celle de février"
Si vous souhaitez en savoir plus sur l"histoire de l'Aiguillon-sur mer (devenue commune déléguée de la commune nouvelle L'Aiguillon-la-Presqu'Ile au 01/01/2022) découvrez l'ouvrage "Si l'Aiguillon m'était conté" écrit par son ancien maire (1974-1995) Pierre Roy.
Un roman à l'atmosphère sombre, dans une université regorgeant de mystères. L'histoire nous est racontée du point de vue d'Alex, une jeune femme énigmatique, qui mène une vie bien misérable, et qui se retrouve un peu par hasard (finalement, un peu comme nous, les lecteurs) à Yale, à devoir surveiller des activités paranormales.
Nous allons donc enquêter avec elle, pour élucider un meurtre aux circonstances obscures. Nous faisons également la connaissance, grâce à de nombreux flash-back, du charmant Darlington, le mentor d'Alex, porté disparu et que nous allons nous efforcer de retrouver.
Dans cette histoire, nous allons de découvertes en découvertes, aussi bien sur les personnages que sur le monde qui les entoure. L'univers est très riche, bien développé. Tous les éléments ne nous sont pas directement servis sur un plateau, et il faut poursuivre la lecture pour finalement avoir toutes les informations et avancer un peu plus dans la résolution des nombreux mystères qui entourent Alex.
Un témoignage bouleversant, une écriture simple et poétique. Un vibrant hommage à toutes les mémés qui ont su nous transmettre de l'amour et des valeurs sans grandes effusions ni débauche de moyens. C'est un livre qui procure des bouffées d'émotion pour un mot, l'évocation d'un souvenir, le surgissement d'une image. Un livre doudou, car réconfortant, un livre "madeleine de Proust", pour ne pas oublier ces merveilleux instants.
L’opticien de Lampedusa, c’est une histoire vraie, tirée du reportage du même nom. L’auteure rapporte un témoignage poignant : l'histoire d'un opticien de la minuscule île italienne qui part quelques jours en mer avec sa femme et son groupe d’amis. A l’aube, l’équipage découvre des dizaines, des centaines d’hommes dans l’eau qui crient, qui se noient. Ils viennent d’Erythrée, et leur bateau a fait naufrage. Comment tous les sauver ? La réalité frappe les occupants du bateau de plein fouet. Comment accepter que tant de migrants soient morts et meurent chaque jour en essayant de traverser la Méditerranée vers l'Europe, rêvant d’un monde meilleur ?
Une histoire courte, humaine et touchante qui montre une réalité terrifiante.

