Un jeu qui a tout pour plaire : des règles simples (avec juste ce qu'il faut de subtilité) que l'on comprend rapidement, et qui mélange une part de chance, mais aussi et surtout de stratégie. Car ce n'est pas qu'une question de hasard : on comprend après quelques tours qu'il y a bien une stratégie à mettre en oeuvre pour être la personne qui comptabilisera le moins de point possible à la fin de la manche. Alors à vous de choisir : tenter de supprimer des cartes, au risque d'avoir beaucoup de point ? Conserver une carte peu avantageuse pour tourmenter le joueur suivant ? Une chose est sûre, vous serez vite accro au Skyjo !
Cascadia est un jeu de pose de tuiles et de jetons, avec peu de règles mais de nombreux choix, ce qui le rend très agréable à jouer en peu de temps. Les objectifs pour marquer des points sont variés et l’un des plaisirs du jeu est de voir son territoire se développer sous nos yeux. Ce jeu nous transporte en Amérique du Nord avec ses dessins très réalistes des espèces d’animaux sauvages qui peuplent cette région. On y retourne !
Codex naturalis s’avère être un jeu de gestion de ressources et d’atteinte d’objectifs à la mécanique aussi simple qu’efficace à deux, trois ou quatre joueurs. Chaque partie est rapide et appelle la suivante pour une revanche mais aussi pour affiner sa propre tactique (il existe une version solo). Graphiquement, les « enluminures » dorées font leur effet et le style épuré des illustrations, représentant quatre règnes du vivant, donne un côté très plaisant au jeu au fur et à mesure que les cartes s’étalent devant vous. Codex naturalis … ludo lumen !
Little secret est un jeu facile à jouer et expliquer, idéal pour passer un moment convivial. Il faut bluffer, démasquer et avoir le mot juste. L’important est d’avoir l’esprit d’équipe et faire preuve d’un peu de culture pour être à l’aise dans les associations d’idée. Le plus malin ne sera ni trop vague ni trop précis ! Les parties sont rapides pour avoir le plaisir d’essayer tous les rôles. Qui préférez-vous être ? Le journaliste ? Un infiltré ? Un disciple ?
CS Files est un excellent jeu combinant, et c’est plutôt rare, enquête et rôles cachés. Très prenant et très interactif par sa mécanique, il donne la part belle à la narration et à l’ambiance. Surtout il ne laisse personne sur le carreau lors de la vingtaine de minutes que dure chaque partie. En effet que vous soyez le médecin légiste, un enquêteur, le meurtrier, son complice ou le témoin, vous aurez jusqu’au bout votre mot à dire et vous prendrez plaisir à faire jaillir la vérité … ou faire accuser un innocent ! Sombre, tendu et jubilatoire … comme un bon polar !
Après un tutoriel simple et original utilisant les côtés de la boite de jeu au design particulièrement réussi, vous pourrez vous lancer dans trois enquêtes internationales, variées et prenantes. Elles se présentent sous la forme de dossiers en quatre actes contenant chacun douze cartes. Ces cartes, équitablement distribuées entre les joueurs répartissent des informations capitales à transmettre au mieux à ses partenaires sans les montrer. Cet ingénieux système permet ainsi aux joueurs les plus réservés de tenir un rôle tout aussi important que le plus bavard des coéquipiers afin de pouvoir comprendre et résoudre ensemble l’intrigue. Perspectives est donc tout autant un jeu de communication que d’observation et d’enquête. Il vous tiendra en haleine deux à trois heures par dossier … sans aucune application à télécharger. P.D.
L’opticien de Lampedusa, c’est une histoire vraie, tirée du reportage du même nom. L’auteure rapporte un témoignage poignant : l'histoire d'un opticien de la minuscule île italienne qui part quelques jours en mer avec sa femme et son groupe d’amis. A l’aube, l’équipage découvre des dizaines, des centaines d’hommes dans l’eau qui crient, qui se noient. Ils viennent d’Erythrée, et leur bateau a fait naufrage. Comment tous les sauver ? La réalité frappe les occupants du bateau de plein fouet. Comment accepter que tant de migrants soient morts et meurent chaque jour en essayant de traverser la Méditerranée vers l'Europe, rêvant d’un monde meilleur ?
Une histoire courte, humaine et touchante qui montre une réalité terrifiante.
C'est à partir de ce livre offert que j'ai découvert cet auteur attaché à sa terre vendéenne. Mon donateur, sans le savoir m'a fait rencontrer mes ancêtres, mon histoire.
Bien que je n'ayant pas connu cette période de construction de la digue de l'Aiguillon elle fait partie de mon enfance, on a vécu en bon voisinage et souvent en se faisant la réflexion de "comment ils ont faits pour la construire cette digue ?" . Même s'il s'agit ii sans aucune ambiguité d'un roman et non d'une rétrospective historique, Yves Viollier a trouvé les mots et le ton pour nous emmener avec lui et nous faire vivre aux rythmes de ces travailleurs du passé, du meurtre perpétré et des caractères de ces gens des terres et des mers.
Dans un entretien accordé à Ouest France quelques mois après la tempête Xynthia, l'auteur explique comment il en était venu à cette histoire : "J'ai longtemps pensé que cette baie n'était pas une terre romanesque. Mais le jour où je suis allé en mer avec des boucholeurs, où j'ai rencontré des éleveurs de moutons dans le marais, j'ai découvert un monde fabuleux. J'ai alors consulté les archives. (...) Mais c'est surtout quand j'ai lu les archives concernant la digue, avec toutes ces populations étrangères qui étaient venues la construire à la fin du XIXe siècle, que j'ai compris que je tenais mon histoire !... Ils étaient venus construire cette digue tant réclamée après la tempête et les inondations de 1877 et de 1891, qui avaient été aussi importantes que celle de février"
Si vous souhaitez en savoir plus sur l"histoire de l'Aiguillon-sur mer (devenue commune déléguée de la commune nouvelle L'Aiguillon-la-Presqu'Ile au 01/01/2022) découvrez l'ouvrage "Si l'Aiguillon m'était conté" écrit par son ancien maire (1974-1995) Pierre Roy.

