L’opticien de Lampedusa, c’est une histoire vraie, tirée du reportage du même nom. L’auteure rapporte un témoignage poignant : l'histoire d'un opticien de la minuscule île italienne qui part quelques jours en mer avec sa femme et son groupe d’amis. A l’aube, l’équipage découvre des dizaines, des centaines d’hommes dans l’eau qui crient, qui se noient. Ils viennent d’Erythrée, et leur bateau a fait naufrage. Comment tous les sauver ? La réalité frappe les occupants du bateau de plein fouet. Comment accepter que tant de migrants soient morts et meurent chaque jour en essayant de traverser la Méditerranée vers l'Europe, rêvant d’un monde meilleur ?
Une histoire courte, humaine et touchante qui montre une réalité terrifiante.
Entre glamour et humanisme, ce roman graphique sur Joséphine BAKER nous dévoile une diva libre et engagée qui a mené plusieurs vies en une.
Née en 1906 à Saint-Louis (Missouri), dans une Amérique ségrégationniste, Joséphine attrape sa chance quand elle se présente et part réinventer sa vie à Paris. Sans jamais oublier ses origines, elle portera toute sa vie la flamme du combat pour les droits civiques des Noirs américains.
Connue pour ses bananes dansantes autour de la taille, ses seins nus et son visage de clown, Joséphine Baker va populariser dans la vieille Europe cette nouvelle musique appelée le jazz.
Devenue Française par mariage en 1937, Joséphine Baker s’engage dans la résistance pendant la seconde guerre mondiale de 39-45.
Alors que le destin l’empêche de devenir mère, elle adopte 12 enfants, issus des quatre coins du monde, qu’elle élèvera dans son château des Milandes en Dordogne surnommée « la tribu Arc-en-ciel».
Nous avons aimé
Quand Gilles Bachelet et Clothilde Delacroix rassemblent leurs talents, le résultat est irrésistible. La paix, les colombes ! est une pépite d'humour. Cet album n'est pas récent, il date de 2016, mais est d'une actualité flagrante. L'actualité, les conflits et les troubles internationaux résonnent dans cet album, au format petit mais au contenu d'une grande richesse, qui sous couvert d'humour questionne. A l'instar des auteurs, on est en droit de se poser la question Mais que font les colombes ? A savourer sans modération à partir de 6 ans et bien au-delà...
C'est à partir de ce livre offert que j'ai découvert cet auteur attaché à sa terre vendéenne. Mon donateur, sans le savoir m'a fait rencontrer mes ancêtres, mon histoire.
Bien que je n'ayant pas connu cette période de construction de la digue de l'Aiguillon elle fait partie de mon enfance, on a vécu en bon voisinage et souvent en se faisant la réflexion de "comment ils ont faits pour la construire cette digue ?" . Même s'il s'agit ii sans aucune ambiguité d'un roman et non d'une rétrospective historique, Yves Viollier a trouvé les mots et le ton pour nous emmener avec lui et nous faire vivre aux rythmes de ces travailleurs du passé, du meurtre perpétré et des caractères de ces gens des terres et des mers.
Dans un entretien accordé à Ouest France quelques mois après la tempête Xynthia, l'auteur explique comment il en était venu à cette histoire : "J'ai longtemps pensé que cette baie n'était pas une terre romanesque. Mais le jour où je suis allé en mer avec des boucholeurs, où j'ai rencontré des éleveurs de moutons dans le marais, j'ai découvert un monde fabuleux. J'ai alors consulté les archives. (...) Mais c'est surtout quand j'ai lu les archives concernant la digue, avec toutes ces populations étrangères qui étaient venues la construire à la fin du XIXe siècle, que j'ai compris que je tenais mon histoire !... Ils étaient venus construire cette digue tant réclamée après la tempête et les inondations de 1877 et de 1891, qui avaient été aussi importantes que celle de février"
Si vous souhaitez en savoir plus sur l"histoire de l'Aiguillon-sur mer (devenue commune déléguée de la commune nouvelle L'Aiguillon-la-Presqu'Ile au 01/01/2022) découvrez l'ouvrage "Si l'Aiguillon m'était conté" écrit par son ancien maire (1974-1995) Pierre Roy.
Une BD en forme de road-movie contemporain tout en voix-off. Un ton et un univers noir, émouvant, désabusé et drôle. Un petit bijou de noirceur poétique et de délicatesse sous les codes d'un polar.
Pisse-Mémé, une BD revigorante. Lors d'une soirée un peu arrosée, 4 amies de toujours, dont 2 sont soeurs jumelles, et suite au constat désolant qu'un bar classique ou branché ne sert pas de tisane, décident de créer un bar à tisanes, à bières, un coin librairie, un coin yoga. Un lieu feel-good.
L'idée est ambitieuse mais pas irréalisable, et l'on suit ces quadras dans leur projet semé d'embûches et leur vie familiale. De beaux portaits de femmes, différentes, liées par une même envie d'aventure collective.
On est séduit par cette BD, drôle, tendre et joyeuse, habilement construite. Avec des scènes libérées de tout complexe qui marqueront les esprits. A lire sans modération.
Blancaflor, un célèbre conte d'Amérique latine, revu et illustré en bande dessinée, une riche idée.
Tous les ingrédients du conte sont réunis, l'ogre, le prince, les soeurs, un peu jalouses et revêches...sauf Blancaflor, rêveuse, n'attendant pas forcément le prince charmant.
Jusqu'au jour où elle va arracher des "mâchoires" de son ogre de père, le prince, un peu niais, en utilisant ses pouvoirs magiques mais surtout son ingéniosité.
Le texte efficace de Nadja Spiegelmann, fille de Art Spiegelmann (auteur de la BD Maus), et le dessin nuancé de Sergio Garcia Sanchez font de ce conte une histoire moderne au rythme palpitant, qui fait la part belle à la débrouillardise et au courage de son héroïne. Un beau souffle de féminisme et d'anti-patriarcat.

