Un magnifique album plein de douceur et de sensibilité qui parle de transmission entre génération mais aussi d'accès aux savoirs quand on nait femme à une époque (ici au Japon du temps de la grand-mère mais peut se transposer dans d'autres lieux à d'autres époques).
Les illustrations patels sont magnifiques.
Nous découvrons un couple au moment où la femme pense que son mari ne l'aime plus, et qu'il va bientôt vouloir divorcer. Le mari nous apparaît en éternel insatisfait, alors que sa femme est au petit soin. Puis petit à petit, on se questionne. Quelque chose cloche, on ne sait plus quoi penser, ni de quel côté être. C'est vrai qu'après tout, il exagère à s'endormir en plein milieu d'une conversation. Mais n'est ce pas un peu extrême de cacher un double des clés de la boîte aux lettres pour pouvoir contrôler le courrier ? Et la semaine ne fait que commencer...
Pendant toute une semaine, nous sommes dans la tête de cette épouse, elle nous inquiète d'abord, par ces comportements obsessionnels de plus en plus extrêmes, jusqu'au ridicule. Mais on se surprend également à s'inquiéter pour elle, à éprouver de la compassion pour cette femme touchante malgré tout, qui fait passer le bonheur de son mari en priorité et privilégie les apparences, jusqu'à étouffer ses propres envies.
Durant cette lecture, on sera tantôt abasourdi, tantôt ému. On va de surprise en surprise au fil des chapitres et des jours de la semaine, jusqu'à la lecture du dernier chapitre, qui remettra toute la semaine écoulée en perspective.
Le tandem Escoffier pour les textes et Di Giacomo pour les illustrations est de retour pour notre plus grand plaisir. En effet, avec cet album, le duo fait à nouveau mouche (qui pète ?) avec un thème inattendu : la procrastination. Chaque ouvrage de ces 2 auteurs est jubilatoire tant les réactions et expressions des personnages centraux face aux évènements extérieurs qu'ils subissent, sont cocasses. Dans chaque album, le binôme nous propose une fin décalée qui nous sort des sentiers battus et des morales traditionnelles. Ici la capacité à raconter les histoires du Paresseux n’est pas sans rappeler celle de Nasreddin Hodja dans le conte turque du même nom. Prolongez votre plaisir de lecture avec le duo en découvrant par exemple dans vos médiathèques la célèbre « mouche qui pète », l’hilarant « Grododo » , le tendre « Loup Tralala » ou encore le sensible et drôle « Nœud de la Girafe » ...
Un roman pour ado ( accessible dès 10 ans, parfait pour 11-12 ans) qui nous fait passer un très bon moment. A la fois roman d'aventur et policier, mêlant découverte de Venise, romance et les difficiles relations entre Emma, orpheline de mère confiée à un internat Suisse de ses 8 à ses 16 ans, et son père haut Diplomate intransigeant.
On se laisse porter par le cours des événements et les rebondissements qui émaillent le récit. On aurait pu craindre les clichés enfant de riche versus jeune homme qui s'est forgé tout seul, nous avons surtout des caractères forts qui s'opposent, se cherchent et essaient de se comprendre que ce soit pour le duo Emma/Kieran ou Emma et son père même si certaines idées reçues sont parfois présentes. Si nous ne sommes pas sur un policier dans la pure tradition, l'enquête sur le braquage n'est pas sans rappeler le vol qui a eu lieu au Louvre même si le roman est antérieur aux évenements. Par ailleurs on retrouve le style de Nathalie sommers que certains on découverts avec les aventures de Quenotte en album ou avec ses romans pour enfants tels "Mon coeur emmêlés" ou la trilogie "Les jumeaux de Versailles"
Deux voix, deux rythmes qui s’éloignent et se répondent pour parler de la culture Maori. J’ai aimé les ruptures créées par l’alternance de ces voix. Celle du récit cosmogonique de la baleine originelle, mélodieuse et poétique, et celle « contemporaine » du jeune Rawiri, témoin des luttes modernes de sa communauté.
Il est des romans qui dépassent le genre dans lequel on les catégorise, c'est clairement le cas avec cet opus d'Olivier Norek. Ce dernier nous avait déjà habitué à des ambiances intenses, lourdes parfois, aux scènes réalistes et aux personnages qui sonnent justes avec les enquêtes de l'inspecteur Coste et son équipe. Mais avec "Entre deux mondes", on sort du cadre strict du roman policier pour découvrir un roman profond, fort, ancré dans une actualité brûlante certes déjà abordée dans d'autres romans ("L'opticien de Lampédusa" d'Emma-Jane Kirby notamment) mais pas de cette manière puissante et brutale. Ici sont mises en exergue toutes les problématiques des locaux, des gens de passage, des migrants et cette Jungle dont nous avons tant entendu parler placée au centre du roman comme un personnage principal immatériel et pourtant si incarné. Quand sous couvert d'une enquête policière est mise en scène l'humanité cela donne "Entre deux mondes", un livre fort, sans concession mais sans manichéisme non plus, juste (et c'est déjà énorme) une porte ouverte à la réflexion : par delà mes beaux principes, mes belles idées qu'est-ce que je ferai moi dans telle ou telle situation ?. C'est un roman de société, dans lequel chaque point de vue et chaque enjeu est expliqué et qui oblige à se rappeler à quel point le monde est gris et complexe, mais aussi que parfois faire de son mieux est insuffisant
Nous avons aimé
Le duo Nathalie Somers/ Lydie Baron fait une nouvelle fois mouche. Après les très sympathiques aventures de la souris Quenotte, les auteurs nous emmènent dans un monde tout en délicatesse dans lequel la musique adoucit les peurs. Comme d'habitude avec ce duo, une belle alchimie entre le texte et les illustrations

