Vous voulez transformer vos petites canailles en enfant modèle. Votre enfant est un peu cracra sur les bords et brouillon au milieu. Vous cherchez comment lui faire retrouver le chemin de la salle de bain et de l'école mais en douceur et vous ne trouvez pas de remède miracle...
Laissez-moi vous présenter la redoutable, l'abominable sorcière Anne pourrie. A elle seule elle peut changer votre terrible ouistiti en un adorable bambin ... c'est une véritable arme magique. Attention livre drôle à partager en famille.
Quand Gilles Bachelet et Clothilde Delacroix rassemblent leurs talents, le résultat est irrésistible. La paix, les colombes ! est une pépite d'humour. Cet album n'est pas récent, il date de 2016, mais est d'une actualité flagrante. L'actualité, les conflits et les troubles internationaux résonnent dans cet album, au format petit mais au contenu d'une grande richesse, qui sous couvert d'humour questionne. A l'instar des auteurs, on est en droit de se poser la question Mais que font les colombes ? A savourer sans modération à partir de 6 ans et bien au-delà...
C'est vrai ça ! Les enfants, ça fait trop de bruit, les lapins, ça va trop vite, les chats, ça mange les oiseaux. Les fleurs, les papillons...inutiles...
C'est à la hauteur de ce personnage grognon que l'on découvrira avec surprise, soulagement et bonheur qu'on peut être un peu désagréable et très tendre et protecteur...
Les couleurs vives, les gros plans énergiques font de cet album au ton décalé un régal, décalage que les enfants apprécieront.
Une BD en forme de road-movie contemporain tout en voix-off. Un ton et un univers noir, émouvant, désabusé et drôle. Un petit bijou de noirceur poétique et de délicatesse sous les codes d'un polar.
Un documentaire sur les fleurs. Oui mais pas seulement.
Un ouvrage tout en douceur et en délicatesse. 40 fleurs sont présentées tout au long du livre. Sur la page de gauche, le descriptif de la fleur, sur la page de droite, la fleur dans son environnement. Avec pour chacune d’elle, une histoire, un symbole, une signification …
Les illustrations, un peu à la manière d’aquarelles, nous font rentrer dans l’univers des fleurs, sans vouloir trop en sortir… Une impression d’avoir en main, son propre herbier.
Dur de s'atteler à ce livre quand Xynthia vous a touché de près ou de loin et que certaines plaies ne sont pas cicatrisées. Toutefois, certes ce livre peut raviver des souvenirs douloureux mais il peut aussi aider à comprendre ce qu'ont vécu les habitants des communes concernées (La Faute-sur-mer et l'Aiguillon-sur-mer). Yves Viollier connait bien cette région et il parvient à mettre les mots sur cette catastrophe naturelle sans rentrer dans le voyeurisme rendant ainsi honneur à ses habitants.
C'est à partir de ce livre offert que j'ai découvert cet auteur attaché à sa terre vendéenne. Mon donateur, sans le savoir m'a fait rencontrer mes ancêtres, mon histoire.
Bien que je n'ayant pas connu cette période de construction de la digue de l'Aiguillon elle fait partie de mon enfance, on a vécu en bon voisinage et souvent en se faisant la réflexion de "comment ils ont faits pour la construire cette digue ?" . Même s'il s'agit ii sans aucune ambiguité d'un roman et non d'une rétrospective historique, Yves Viollier a trouvé les mots et le ton pour nous emmener avec lui et nous faire vivre aux rythmes de ces travailleurs du passé, du meurtre perpétré et des caractères de ces gens des terres et des mers.
Dans un entretien accordé à Ouest France quelques mois après la tempête Xynthia, l'auteur explique comment il en était venu à cette histoire : "J'ai longtemps pensé que cette baie n'était pas une terre romanesque. Mais le jour où je suis allé en mer avec des boucholeurs, où j'ai rencontré des éleveurs de moutons dans le marais, j'ai découvert un monde fabuleux. J'ai alors consulté les archives. (...) Mais c'est surtout quand j'ai lu les archives concernant la digue, avec toutes ces populations étrangères qui étaient venues la construire à la fin du XIXe siècle, que j'ai compris que je tenais mon histoire !... Ils étaient venus construire cette digue tant réclamée après la tempête et les inondations de 1877 et de 1891, qui avaient été aussi importantes que celle de février"
Si vous souhaitez en savoir plus sur l"histoire de l'Aiguillon-sur mer (devenue commune déléguée de la commune nouvelle L'Aiguillon-la-Presqu'Ile au 01/01/2022) découvrez l'ouvrage "Si l'Aiguillon m'était conté" écrit par son ancien maire (1974-1995) Pierre Roy.
Blancaflor, un célèbre conte d'Amérique latine, revu et illustré en bande dessinée, une riche idée.
Tous les ingrédients du conte sont réunis, l'ogre, le prince, les soeurs, un peu jalouses et revêches...sauf Blancaflor, rêveuse, n'attendant pas forcément le prince charmant.
Jusqu'au jour où elle va arracher des "mâchoires" de son ogre de père, le prince, un peu niais, en utilisant ses pouvoirs magiques mais surtout son ingéniosité.
Le texte efficace de Nadja Spiegelmann, fille de Art Spiegelmann (auteur de la BD Maus), et le dessin nuancé de Sergio Garcia Sanchez font de ce conte une histoire moderne au rythme palpitant, qui fait la part belle à la débrouillardise et au courage de son héroïne. Un beau souffle de féminisme et d'anti-patriarcat.

