Exploding kittens est un petit jeu de cartes vite expliqué que l’on peut emmener partout. Les règles sont simples et bien expliquées. Il y a de la stratégie et beaucoup d’interactions entre les joueurs comme par exemple leur voler des cartes ou les forcer à piocher. On a plaisir à y rejouer pour mieux comprendre les effets des cartes. Le jeu est plus amusant à plus de deux joueurs, par contre il peut nous faire perdre nos amis … Et en bonus les cartes sont agrémentées de blagues et de dessins rigolos !
Cascadia est un jeu de pose de tuiles et de jetons, avec peu de règles mais de nombreux choix, ce qui le rend très agréable à jouer en peu de temps. Les objectifs pour marquer des points sont variés et l’un des plaisirs du jeu est de voir son territoire se développer sous nos yeux. Ce jeu nous transporte en Amérique du Nord avec ses dessins très réalistes des espèces d’animaux sauvages qui peuplent cette région. On y retourne !
Codex naturalis s’avère être un jeu de gestion de ressources et d’atteinte d’objectifs à la mécanique aussi simple qu’efficace à deux, trois ou quatre joueurs. Chaque partie est rapide et appelle la suivante pour une revanche mais aussi pour affiner sa propre tactique (il existe une version solo). Graphiquement, les « enluminures » dorées font leur effet et le style épuré des illustrations, représentant quatre règnes du vivant, donne un côté très plaisant au jeu au fur et à mesure que les cartes s’étalent devant vous. Codex naturalis … ludo lumen !
Que se passerait-il si l’Homme invisible devait affronter le Comte Dracula ? et quelle serait l’issue d’une rencontre où Sherlock en venait aux mains avec le Docteur Jekyll ? … c’est ce que propose de résoudre ce titre de la gamme étoffée de jeux de plateau Unmatched. Sur un format très court (moins d’une demi-heure) et accessible aux néophytes, l’immersion se joue sur l’asymétrie des capacités et pouvoirs de chaque héros, spécifiques de leur personnalité. Facile à appréhender grâce à des règles simples mais efficaces, c’est un plaisir de renouveler les parties afin de découvrir comment jouer au mieux la main de cartes de chaque personnage. Sur les pavés, l’embrouille !
Dune Imperium nous plonge magistralement dans l’univers des romans de Frank Herbert. Les choix des joueurs sont toujours nombreux entre gain d’influence auprès des quatre factions, récolte de l’Epice, préparation des conflits, recherche de la précieuse eau et d’un siège au Haut-Conseil. On ne s’ennuie pas à cogiter du début à la fin de la partie pour récupérer avant les dirigeants adverses les 10 points de victoire gagnants. Mais méfiez-vous jusqu’au dernier moment des fourbes cartes Intrigue qui glisseront de gros grains de sable dans votre « deckbuilding » savamment orchestré. Un jeu certes chaotique, trahisons obligent, mais qui ne manque vraiment pas de saveur !
La maladie d'Alzheimer vue de l'intérieur, quand le malade se rend compte de la détérioration de son état et qu'il parvient à en tenir un journal au style quasi télégraphique, sans fard. Nous sommes également mis en face des difficultés auxquelles les familles sont confrontées au quotidien pour parvenir à maintenir le malade à domicile. Une autre façon d'aborder Alzheimer.
Après une admission à l'hôpital pour de violentes migraines, la vie de l'auteur bascule au point que la croyant proche de la fin le corps médical demande à la famille de prendre des dispositions pour les obsèques ... oui mais voilà elle vit, elle ressent tout. Ces mois d'angoisses, de douleurs, de lutte, ce combat nous est décrit simplement, sans désir de revanche ou de comptes à régler, juste pour que la compassion et le respect de l' humain reste toujours à l'esprit du corps médical même si comme elle le reconnait elle même la plupart sont formidables. Un témoignage fort.
Notre corps est comme une éponge qui une fois gorgée d'eau n'absorbe plus, il faut alors l'essorer pour qu'elle puisse à nouveau absorber. C'est un peu ce que nous livre comme message le personnage de ce roman mais sous une forme évidemment plus poétique. Quand un mal de dos devient prétexte à la description d'une crise quasi existentielle, Foenkinos nous en fait un beau roman.

