Un témoignage bouleversant, une écriture simple et poétique. Un vibrant hommage à toutes les mémés qui ont su nous transmettre de l'amour et des valeurs sans grandes effusions ni débauche de moyens. C'est un livre qui procure des bouffées d'émotion pour un mot, l'évocation d'un souvenir, le surgissement d'une image. Un livre doudou, car réconfortant, un livre "madeleine de Proust", pour ne pas oublier ces merveilleux instants.
Entre glamour et humanisme, ce roman graphique sur Joséphine BAKER nous dévoile une diva libre et engagée qui a mené plusieurs vies en une.
Née en 1906 à Saint-Louis (Missouri), dans une Amérique ségrégationniste, Joséphine attrape sa chance quand elle se présente et part réinventer sa vie à Paris. Sans jamais oublier ses origines, elle portera toute sa vie la flamme du combat pour les droits civiques des Noirs américains.
Connue pour ses bananes dansantes autour de la taille, ses seins nus et son visage de clown, Joséphine Baker va populariser dans la vieille Europe cette nouvelle musique appelée le jazz.
Devenue Française par mariage en 1937, Joséphine Baker s’engage dans la résistance pendant la seconde guerre mondiale de 39-45.
Alors que le destin l’empêche de devenir mère, elle adopte 12 enfants, issus des quatre coins du monde, qu’elle élèvera dans son château des Milandes en Dordogne surnommée « la tribu Arc-en-ciel».
Un pur bonheur J'avais déjà lu et apprécié cet album il y a quelques mois et pourtant j'ai eu l'impression de le redécouvrir aujourd'hui. Un pur moment de véritable poésie, de douceur et d'amour sous une apparente simplicité. Quand aux traits fins des illustrations, ils servent à merveille ce magnifique texte à lire et à relire sans modération que l'on soit enfants ou adultes. Un texte à proposer aussi en lecture aux adultes tant la poésie et la douceur de cet album pourront les toucher.
Le duo Nathalie Somers/ Lydie Baron fait une nouvelle fois mouche. Après les très sympathiques aventures de la souris Quenotte, les auteurs nous emmènent dans un monde tout en délicatesse dans lequel la musique adoucit les peurs. Comme d'habitude avec ce duo, une belle alchimie entre le texte et les illustrations
Une narration et une histoire qui de prime abord peuvent paraitre répétitives. Un manque d'action qui au lieu de semer l'ennui conduit à un certaine impatience de comprendre pourquoi cette jeune femme distribue des cadeaux. Un thriller politique qui part de Berlin-Est et traverse des pays à l'équilibre instable. Un pur récit d'action sans intégrer une seule recette classique de l'action dans le scénario, un vrai parti pris contemplatif ....Un très bon 1er volet.
Dur de s'atteler à ce livre quand Xynthia vous a touché de près ou de loin et que certaines plaies ne sont pas cicatrisées. Toutefois, certes ce livre peut raviver des souvenirs douloureux mais il peut aussi aider à comprendre ce qu'ont vécu les habitants des communes concernées (La Faute-sur-mer et l'Aiguillon-sur-mer). Yves Viollier connait bien cette région et il parvient à mettre les mots sur cette catastrophe naturelle sans rentrer dans le voyeurisme rendant ainsi honneur à ses habitants.
Deux voix, deux rythmes qui s’éloignent et se répondent pour parler de la culture Maori. J’ai aimé les ruptures créées par l’alternance de ces voix. Celle du récit cosmogonique de la baleine originelle, mélodieuse et poétique, et celle « contemporaine » du jeune Rawiri, témoin des luttes modernes de sa communauté.
L’opticien de Lampedusa, c’est une histoire vraie, tirée du reportage du même nom. L’auteure rapporte un témoignage poignant : l'histoire d'un opticien de la minuscule île italienne qui part quelques jours en mer avec sa femme et son groupe d’amis. A l’aube, l’équipage découvre des dizaines, des centaines d’hommes dans l’eau qui crient, qui se noient. Ils viennent d’Erythrée, et leur bateau a fait naufrage. Comment tous les sauver ? La réalité frappe les occupants du bateau de plein fouet. Comment accepter que tant de migrants soient morts et meurent chaque jour en essayant de traverser la Méditerranée vers l'Europe, rêvant d’un monde meilleur ?
Une histoire courte, humaine et touchante qui montre une réalité terrifiante.

