Notre corps est comme une éponge qui une fois gorgée d'eau n'absorbe plus, il faut alors l'essorer pour qu'elle puisse à nouveau absorber. C'est un peu ce que nous livre comme message le personnage de ce roman mais sous une forme évidemment plus poétique. Quand un mal de dos devient prétexte à la description d'une crise quasi existentielle, Foenkinos nous en fait un beau roman.
Pisse-Mémé, une BD revigorante. Lors d'une soirée un peu arrosée, 4 amies de toujours, dont 2 sont soeurs jumelles, et suite au constat désolant qu'un bar classique ou branché ne sert pas de tisane, décident de créer un bar à tisanes, à bières, un coin librairie, un coin yoga. Un lieu feel-good.
L'idée est ambitieuse mais pas irréalisable, et l'on suit ces quadras dans leur projet semé d'embûches et leur vie familiale. De beaux portaits de femmes, différentes, liées par une même envie d'aventure collective.
On est séduit par cette BD, drôle, tendre et joyeuse, habilement construite. Avec des scènes libérées de tout complexe qui marqueront les esprits. A lire sans modération.
La société d'aujourd'hui vue par 3 vieilles dames, Lucette, Huguette et Paulette. Des pipelettes, des commères qui n'ont pas leur langue dans leur poche. L'âge aidant, elles sont très décomplexées.
Et c'est tant mieux pour nous. C'est drôle, mordant, caustique, absurde et philosophique.
Les 1e et 2e tomes faisaient rire ou pas, c'est selon. Mais avec le 3e, la série est comme le bon vin, elle se bonifie.
Entre glamour et humanisme, ce roman graphique sur Joséphine BAKER nous dévoile une diva libre et engagée qui a mené plusieurs vies en une.
Née en 1906 à Saint-Louis (Missouri), dans une Amérique ségrégationniste, Joséphine attrape sa chance quand elle se présente et part réinventer sa vie à Paris. Sans jamais oublier ses origines, elle portera toute sa vie la flamme du combat pour les droits civiques des Noirs américains.
Connue pour ses bananes dansantes autour de la taille, ses seins nus et son visage de clown, Joséphine Baker va populariser dans la vieille Europe cette nouvelle musique appelée le jazz.
Devenue Française par mariage en 1937, Joséphine Baker s’engage dans la résistance pendant la seconde guerre mondiale de 39-45.
Alors que le destin l’empêche de devenir mère, elle adopte 12 enfants, issus des quatre coins du monde, qu’elle élèvera dans son château des Milandes en Dordogne surnommée « la tribu Arc-en-ciel».
Une BD en forme de road-movie contemporain tout en voix-off. Un ton et un univers noir, émouvant, désabusé et drôle. Un petit bijou de noirceur poétique et de délicatesse sous les codes d'un polar.
Nous avons aimé
Le mariage pour tous raconté par un couple concerné. Quand le débat national prend une telle ampleur, quand chaque famille porte des espoirs, des envies et des craintes, il est difficile de se centrer sur l'essentiel. Le questionnement du couple porte sur sa légitimité à se marier, sur le poids que ce mariage peur représenter pour les autres... beaucoup d'interrogations que nous vivons avec eux
Dur de s'atteler à ce livre quand Xynthia vous a touché de près ou de loin et que certaines plaies ne sont pas cicatrisées. Toutefois, certes ce livre peut raviver des souvenirs douloureux mais il peut aussi aider à comprendre ce qu'ont vécu les habitants des communes concernées (La Faute-sur-mer et l'Aiguillon-sur-mer). Yves Viollier connait bien cette région et il parvient à mettre les mots sur cette catastrophe naturelle sans rentrer dans le voyeurisme rendant ainsi honneur à ses habitants.

