Ce roman nous parle de reconstruction et d'acceptation de soi. On s'embarque avec Leïla dans une longue quête, pour se défaire de cette idée que la beauté est synonyme de réussite, et surtout que l'une dépend de l'autre. Car c'est en acceptant de ne plus être "la Belle" pour devenir "la Bête" que Leïla va se réaliser et accomplir de grandes choses, pour elle et son pays. L'écriture est délicate, contemplative mais jamais lassante, dans un décor digne des mille et une nuits. Si le cadre est réaliste, le magique n'est jamais bien loin, pour nous faire voyager dans un pays merveilleux certes, mais pas dénué de défauts.
Il est rare qu'un roman "pour la jeunesse" aborde la notion de transmission avec autant de délicatesse et de justesse. Un roman d'une immense douceur, traitant pourtant de sujets beaucoup plus profonds.
Un roman ado atypique qui sort des ouvrages classiques de fantaisie et des problématiques adolescentes basiques (le monde est cruel, personne ne me comprend...). Un roman qui se lit aisément sans toutefois céder à la facilité du vocabulaire ou de l'histoire. En effet, les chapitres s'enchaînent au rythme et à mesure que l'on suit la jeune Clara. De plus, ce livre nous oblige à nous interroger sur l'importance des livres et leur place tant dans notre vie que dans la société. Comment expliquer qu'un titre puisse à la fois résonner en nous de telle manière qu'il semble écrit pour nous et en même temps laisser totament indifférent un autre lecteur, pire qu'il puisse être considéré comme dangereux par certains ?
À travers ce roman, la place du livre et les motivations de la censure sont abordées de manière intelligente puisque les différents points de vue sont expliqués sans être pour autant cautionnés. Cet ouvrage m'a fait penser immédiatement à un autre roman traitant de la censure mais sous un tout autre angle, il s'agit du titre de Cécile Coulon "Le rire du grand blessé".
Ce roman surprenant nous plonge, au coeur de la forêt, dans la bulle de vie formée par Jo, Ursa et Gabriel. La forêt, omniprésente, impose son rythme lent, calme et envoutant. J'ai apprécié ce rythme qui donne au récit à la fois une touche de réalisme et d'onirisme. J'ai également aimé la capacité de l'autrice à m'immerger dans la vie de ses personnages. Ce premier roman est une parenthèse tranquille et réaliste qui fait du bien.
Un album d'une grande douceur et poésie, tant dans ses textes que dans ses illustrations. Une histoire tendre et réconfortante pour parler d'entraide.
Aux côtés de Nihal, dernière demi-elfe du Monde Emergé, nous apprenons la magie et l’art martial. Surtout, nous découvrons avec elle comment une jeune femme forte, victime de préjugés patriarcaux, fait face et apprend à sauver le Monde mais aussi, à s’apprivoiser elle-même…
Un roman à l'atmosphère sombre, dans une université regorgeant de mystères. L'histoire nous est racontée du point de vue d'Alex, une jeune femme énigmatique, qui mène une vie bien misérable, et qui se retrouve un peu par hasard (finalement, un peu comme nous, les lecteurs) à Yale, à devoir surveiller des activités paranormales.
Nous allons donc enquêter avec elle, pour élucider un meurtre aux circonstances obscures. Nous faisons également la connaissance, grâce à de nombreux flash-back, du charmant Darlington, le mentor d'Alex, porté disparu et que nous allons nous efforcer de retrouver.
Dans cette histoire, nous allons de découvertes en découvertes, aussi bien sur les personnages que sur le monde qui les entoure. L'univers est très riche, bien développé. Tous les éléments ne nous sont pas directement servis sur un plateau, et il faut poursuivre la lecture pour finalement avoir toutes les informations et avancer un peu plus dans la résolution des nombreux mystères qui entourent Alex.
Nous avons aimé !

