La société d'aujourd'hui vue par 3 vieilles dames, Lucette, Huguette et Paulette. Des pipelettes, des commères qui n'ont pas leur langue dans leur poche. L'âge aidant, elles sont très décomplexées.
Et c'est tant mieux pour nous. C'est drôle, mordant, caustique, absurde et philosophique.
Les 1e et 2e tomes faisaient rire ou pas, c'est selon. Mais avec le 3e, la série est comme le bon vin, elle se bonifie.
Nous avons aimé
Une belle découverte, pour ce conte fantastique et onirique chinois qui perturbe nos repères d'européens. Un dessin et des couleurs qui rendent compte à merveille de cet univers fait de croyances et de traditions. Curieuse de découvrir d'autres volumes.
Une BD en forme de road-movie contemporain tout en voix-off. Un ton et un univers noir, émouvant, désabusé et drôle. Un petit bijou de noirceur poétique et de délicatesse sous les codes d'un polar.
La maison est une belle histoire sur le deuil, la famille et les souvenirs. Les dessins sont vivants et les couleurs très douces. C’est une histoire simple, touchante, pleine de nostalgie mais on ne s’y ennuie à aucun moment. Une très belle lecture !
Difficile de passer à côté d’un si bel objet. On est tout de suite captivé par le charme de la broderie aux couleurs dynamiques et parfois ternes. Et si au premier abord l’originalité de l’ouvrage nous transporte, on l’est tout autant en découvrant le récit au travers des pages. Ici, on est touché par cette mère, Adela, qui est en proie à des souffrances psychotiques. Par sa fille, Vera, qui tente avec patience et amour de la soutenir. Mais aussi par cette relation mère/fille où les rôles s’inversent progressivement. Tout au long de la lecture, on est tour à tour assailli par différentes émotions, entre la tristesse de Vera, le désarroi du reste de la famille et enfin la terrible vérité.
Le mariage pour tous raconté par un couple concerné. Quand le débat national prend une telle ampleur, quand chaque famille porte des espoirs, des envies et des craintes, il est difficile de se centrer sur l'essentiel. Le questionnement du couple porte sur sa légitimité à se marier, sur le poids que ce mariage peur représenter pour les autres... beaucoup d'interrogations que nous vivons avec eux
Avec le deuxième livre de sa tétralogie Le sang des promesses, Wajdi Mouawad nous révèle dans sa pièce de théâtre les horreurs de la guerre au Liban.
Jeanne et Simon sont jumeaux et à la mort de leur mère, ils reçoivent chacun une lettre que l’un devra remettre à son père et l’autre à son frère. C’est alors qu’ils doivent partir à l’autre bout du monde, retracer la vie de leur mère, afin de découvrir la vérité sur son silence.
Il s’agit d’une pièce poignante, bouleversante, et Wajdi Mouawad n’a pas eu peur de poser des mots sur la monstruosité humaine. C’est avant tout une histoire de famille, de femmes, sur plusieurs générations, qui malgré un passé difficile, ont su avancer et se reconstruire.

