Une BD en forme de road-movie contemporain tout en voix-off. Un ton et un univers noir, émouvant, désabusé et drôle. Un petit bijou de noirceur poétique et de délicatesse sous les codes d'un polar.
Blancaflor, un célèbre conte d'Amérique latine, revu et illustré en bande dessinée, une riche idée.
Tous les ingrédients du conte sont réunis, l'ogre, le prince, les soeurs, un peu jalouses et revêches...sauf Blancaflor, rêveuse, n'attendant pas forcément le prince charmant.
Jusqu'au jour où elle va arracher des "mâchoires" de son ogre de père, le prince, un peu niais, en utilisant ses pouvoirs magiques mais surtout son ingéniosité.
Le texte efficace de Nadja Spiegelmann, fille de Art Spiegelmann (auteur de la BD Maus), et le dessin nuancé de Sergio Garcia Sanchez font de ce conte une histoire moderne au rythme palpitant, qui fait la part belle à la débrouillardise et au courage de son héroïne. Un beau souffle de féminisme et d'anti-patriarcat.
Une belle découverte, pour ce conte fantastique et onirique chinois qui perturbe nos repères d'européens. Un dessin et des couleurs qui rendent compte à merveille de cet univers fait de croyances et de traditions. Curieuse de découvrir d'autres volumes.
Entre glamour et humanisme, ce roman graphique sur Joséphine BAKER nous dévoile une diva libre et engagée qui a mené plusieurs vies en une.
Née en 1906 à Saint-Louis (Missouri), dans une Amérique ségrégationniste, Joséphine attrape sa chance quand elle se présente et part réinventer sa vie à Paris. Sans jamais oublier ses origines, elle portera toute sa vie la flamme du combat pour les droits civiques des Noirs américains.
Connue pour ses bananes dansantes autour de la taille, ses seins nus et son visage de clown, Joséphine Baker va populariser dans la vieille Europe cette nouvelle musique appelée le jazz.
Devenue Française par mariage en 1937, Joséphine Baker s’engage dans la résistance pendant la seconde guerre mondiale de 39-45.
Alors que le destin l’empêche de devenir mère, elle adopte 12 enfants, issus des quatre coins du monde, qu’elle élèvera dans son château des Milandes en Dordogne surnommée « la tribu Arc-en-ciel».
A contrecœur Ulysse a accepté d’honorer la dernière volonté de son père, répandre ses cendres au large de l’île de Wight en Angleterre, lieu du concert mythique de 1970. Au volant d’un combi Wolkswagen, ce quadra part pour ce périple avec 3 amis de son père : les vieux fourneaux version Rock’n’roll.
Pour ceux qui ont envie de découvrir l’atmosphère et la musique des années 70, cette BD à l’esprit rock ne vous laissera pas indifférent. C’est un Road trip à la fois amusant et touchant.
NB : The long and winding road est l’une des plus célèbres chansons écrite par Paul McCartney, extraite de l’album Let it be (1970)
Été brûlant à Saint Allaire, c'est un peu une réécriture de Cendrillon, mais qui a pour décor un petit village de campagne, en 1966.
Tout se sait à Saint Allaire, où les commérages et les ragots vont bon train, créant leur lot d'intrigues. Mais on nous apprend vite que c'est la charmante Anna Soulette, fille d'un fermier veuf et alcoolique, qui semble être le personnage pivot de cette histoire. On découve alors au fur et à mesure les lieux emblématiques du village, ses habitants atipyques, avec chacun leurs qualités, et surtout leurs défauts ...
L'image et le texte se complètent parfaitement, et les introductions de chaque chapitre sont rédigées avec une plume très fluide, trouvant toujours le bon mot, pour amorcer la suite de l'histoire. Le ton est comique, souvent ironique, notamment grâce aux nombreux jeu de mots.
Nous avons aimé
Nous avons aimé

