Un livre sympathique, plein d'humour et de tendresse bien que les vies des personnages ne soient pas spécialement gaies. Des sujets plus ou moins graves : vieillesse, solitude, décès, vie de couple .... mais surtout une leçon de solidarité, d'entraide, considérations inter-générationnelles
Plusieurs recettes ont été testées... et approuvées !
Apprendre à se noyer est un roman qui raconte la culpabilité infinie que l'on peut ressentir face à la mort d'une personne que l'on aime, et que l'on a pas pu sauver. Ici, c'est un père qui voit son enfant être happé par une créature du fleuve, où il apprenait à pêcher. On suit donc la poursuite effrénée d'un père qui refuse d'accepter la mort, et l'on plonge avec lui à corps perdu dans un torrent d'émotion : déchirement, colère, regret et espoir. Un chemin emprunt de mysticisme, dont l'ultime but est de trouver la paix.
D'origine russe, Galia Ackerman est docteure en histoire et journaliste. Tourmentée depuis de nombreuses années par l’accident de Tchernobyl, elle signe là un récit sensible où la « zone » et ses habitants tiennent le rôle principal. Dans l’intimité de la catastrophe, les lieux, les histoires et les mots prennent un tour à la fois beau et terrifiant. Le journalisme à la frontière du roman et de la poésie.
Parce qu’il ne trouve pas les mots, il décide d’apprendre à ronronner. J’ai aimé cette histoire pleine de fantaisie et de sensibilité sur le désir d’un enfant d’aider une amie touchée par le deuil. Un roman pour jeune lecteur qui pourra plaire au plus grand.
Nous découvrons un couple au moment où la femme pense que son mari ne l'aime plus, et qu'il va bientôt vouloir divorcer. Le mari nous apparaît en éternel insatisfait, alors que sa femme est au petit soin. Puis petit à petit, on se questionne. Quelque chose cloche, on ne sait plus quoi penser, ni de quel côté être. C'est vrai qu'après tout, il exagère à s'endormir en plein milieu d'une conversation. Mais n'est ce pas un peu extrême de cacher un double des clés de la boîte aux lettres pour pouvoir contrôler le courrier ? Et la semaine ne fait que commencer...
Pendant toute une semaine, nous sommes dans la tête de cette épouse, elle nous inquiète d'abord, par ces comportements obsessionnels de plus en plus extrêmes, jusqu'au ridicule. Mais on se surprend également à s'inquiéter pour elle, à éprouver de la compassion pour cette femme touchante malgré tout, qui fait passer le bonheur de son mari en priorité et privilégie les apparences, jusqu'à étouffer ses propres envies.
Durant cette lecture, on sera tantôt abasourdi, tantôt ému. On va de surprise en surprise au fil des chapitres et des jours de la semaine, jusqu'à la lecture du dernier chapitre, qui remettra toute la semaine écoulée en perspective.
Il est des romans qui dépassent le genre dans lequel on les catégorise, c'est clairement le cas avec cet opus d'Olivier Norek. Ce dernier nous avait déjà habitué à des ambiances intenses, lourdes parfois, aux scènes réalistes et aux personnages qui sonnent justes avec les enquêtes de l'inspecteur Coste et son équipe. Mais avec "Entre deux mondes", on sort du cadre strict du roman policier pour découvrir un roman profond, fort, ancré dans une actualité brûlante certes déjà abordée dans d'autres romans ("L'opticien de Lampédusa" d'Emma-Jane Kirby notamment) mais pas de cette manière puissante et brutale. Ici sont mises en exergue toutes les problématiques des locaux, des gens de passage, des migrants et cette Jungle dont nous avons tant entendu parler placée au centre du roman comme un personnage principal immatériel et pourtant si incarné. Quand sous couvert d'une enquête policière est mise en scène l'humanité cela donne "Entre deux mondes", un livre fort, sans concession mais sans manichéisme non plus, juste (et c'est déjà énorme) une porte ouverte à la réflexion : par delà mes beaux principes, mes belles idées qu'est-ce que je ferai moi dans telle ou telle situation ?. C'est un roman de société, dans lequel chaque point de vue et chaque enjeu est expliqué et qui oblige à se rappeler à quel point le monde est gris et complexe, mais aussi que parfois faire de son mieux est insuffisant
Un très beau livre d'art qui permet aux enfants (mais aussi aux adultes) de découvrir des artistes, des oeuvres avec une approche très didactique. Dès la 4ème page, nous savons que nous allons découvrir 50 mots qui se sont glissés ici ou là dans des oeuvres. Certains nous apparaissent immédiatement, d'autres non. Alors, on s'amuse, on plonge dans l'oeuvre afin de découvrir ce fameux mot et par la même occasion, on apprend à lire une oeuvre, à distinguer un courant, une école... Des parallèles sont faits entre des oeuvres possédant le même terme. Ces mises en regard sont parfois surprenantes, poétiques ou encore décalées. Bref un véritable plaisir pour les yeux qui nous oblige à regarder autrement, à fouiller, à plonger "littéralement" dans les tableaux !

