J'ai découvert Aaron Neville avec ce très bel album. On y retrouve le swing de la Nouvelle-Orléans avec un agréable mélange d' accords de guitare et le piano d'Allan Toussaint... Les chœurs apportent une dimension gospel aux chansons blues. Un pur moment de bonheur musical avec un coup de coeur personnel pour la version de "oh freedom" proposée ici
Du quotidien, du banal au petit rien,
Juliette a le don de voir et de dire,
Et de sa géniale verve,
Encore une fois de nous réjouir.
La parolière hors pair ouvre une parenthèse,
au travers le gris, le médiocre, le moyen,
et de sa hauteur avec art et manière,
nous offre un cours de savoir écrire.
Le dernier cru de la curieuse aux rouges lunettes est à déguster,
Et comme tous les autres, au contraire d’un vin mauvais,
Prendre le temps de bien l'écouter pour ne pas en perdre une lampée !
Aucune fausse note sur le parcours, cheminement lumineux,
une fête encore et toujours, plaisir comblé de retrouver l’univers de Marion Rampal.
Au-dessus du lot, au-dessus des flots, plongeon dans une forêt de mots, plus folks cette fois ;
perchée sur une branche, secouée doucement, lap-steel et percussions,
sur laquelle l’oizel au timbre suave et ennivrant, déploie bellement ses ailes et sa voix.
Auteure-compositrice, Leïla Huissoud se revendique des mouvances des grands noms de la chanson française tels Moustaki, Brassens ou Reggiani mais sans oublier d’être une jeune femme de son temps. Cela se manifeste à la fois dans son interprétation et dans les textes forts et ciselés qu’elle compose. Qu’elle s’accompagne de sa fidèle guitare, qu’elle soit bercée par un piano ou un harmonica, la voix et le timbre particulier de la chanteuse sonnent juste.
Si « L’ombre » est son premier album, celui-ci affiche pour autant une belle maturité et la force des mots frappe sur de nombreux textes. Un album qui allie donc des textes de qualité dans lesquels la jeune artiste fait passer toutes ses émotions : tendresse, hargne, ou révolte le tout assaisonné d’une bonne dose d’humour, grinçant parfois, notamment dans la chanson « La vieille » ou hommage poétique avec « Alexis HK ». Un album plein de saveurs à déguster sans modération
De Carte de Séjour à Kat Onoma, raï punk de Barbès et folk blues du désert, arabécédaire et bœuf rock de Burger ; au carrefour des deux groupes, des rencontres sur la route.
Mademoiselle nous promet une folle nuit, en Algérie, en Alsace ou au Paradis, où l’ombre de Rachid Taha rode et nous sourit … en arabe ou en français, des riffs de guitare et de ouds, ce soir c’est nouba à la bougie, sur le sable ou sur le pavé !
Ezra Furman ne cessera de nous étonner et de nous rendre accros à ses musiques. Des sonorités douces, parfois mélancoliques, des sujets tabous, une dose d'humour et de tragédie : tout ce qui compose la bande originale de Sex Education est à écouter et apprécier sans modération.
4 blocs au regard sombre nous inspirent le culte du rock ; Dark Matters, le 18ème et peut-être dernier album des Stranglers, mérite le respect. Après 10 ans de silence et au regret du départ d'un des leurs, les plus que quatre briscards font un retour fracassant.
Fool Night nous dépeint une dystopie sombre où les cadavres jonchent les rues et où les fleurs s’y enracinent pour éclore. Nous y suivons le périple de Toshiro, avec ses espoirs, ses rêves mais surtout la fatalité de son existence dans ce monde sans lumière. Un récit poétique à l’émanation florale qui est aussi addictif qu’effrayant.

