Été brûlant à Saint Allaire, c'est un peu une réécriture de Cendrillon, mais qui a pour décor un petit village de campagne, en 1966.
Tout se sait à Saint Allaire, où les commérages et les ragots vont bon train, créant leur lot d'intrigues. Mais on nous apprend vite que c'est la charmante Anna Soulette, fille d'un fermier veuf et alcoolique, qui semble être le personnage pivot de cette histoire. On découve alors au fur et à mesure les lieux emblématiques du village, ses habitants atipyques, avec chacun leurs qualités, et surtout leurs défauts ...
L'image et le texte se complètent parfaitement, et les introductions de chaque chapitre sont rédigées avec une plume très fluide, trouvant toujours le bon mot, pour amorcer la suite de l'histoire. Le ton est comique, souvent ironique, notamment grâce aux nombreux jeu de mots.
La société d'aujourd'hui vue par 3 vieilles dames, Lucette, Huguette et Paulette. Des pipelettes, des commères qui n'ont pas leur langue dans leur poche. L'âge aidant, elles sont très décomplexées.
Et c'est tant mieux pour nous. C'est drôle, mordant, caustique, absurde et philosophique.
Les 1e et 2e tomes faisaient rire ou pas, c'est selon. Mais avec le 3e, la série est comme le bon vin, elle se bonifie.
Que se passerait-il si les scénarios de nos jeux vidéo devenaient soudainement notre réalité, concrète et tangible ? C'est ce que que nous découvrons dans ce tome introductif. Nous sommes propulsés, à la manière d'un jeu vidéo, dans un donjon, où notre groupe de chasseur va devoir affronter un boss plus coriace que prévu... Le but étant d'empêcher que les monstres s'échappent et ravagent notre planète. L'univers sera familier aux fans de jeux vidéo, mais est également très sombre, car contrairement à un MMORPG, dans leur réalité, nos héros n'ont qu'une seule vie.
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