Un métissage pas très sage à l'issue d'une rencontre rock entre deux continents ; deux courants convergeants vers une folk lancinante et folle. Un mélange pas pour les anges d'une guitare possédée et d'un violon endiablé, sur des airs de tarentelles, pour faire tourner les belles robes.
Aucune fausse note sur le parcours, cheminement lumineux,
une fête encore et toujours, plaisir comblé de retrouver l’univers de Marion Rampal.
Au-dessus du lot, au-dessus des flots, plongeon dans une forêt de mots, plus folks cette fois ;
perchée sur une branche, secouée doucement, lap-steel et percussions,
sur laquelle l’oizel au timbre suave et ennivrant, déploie bellement ses ailes et sa voix.
Toujours un honneur d'enrichir les bacs d’un CD de feu Mister Rebennack, pour se souvenir, et se réjouir du son et du grain de voix rocailleux du regretté crooner.
Aux bons soins de la soul-blues du célèbre docteur, l’esprit de Night Tripper est de retour, encore pour quelques heures et pour quelques tours.
Du swing, du blues et rock du désert, des Caraïbes à la Serbie,
de la rumba du Mali dans l’air.
Un vent de fanfare, un peu klezmer, un peu gypsie,
souffle du funk, siffle du folk,
sur des routes migratoires, un vent de folie.
Opportun plein d'énergie, ‘Box of Breath’ est le dernier album du combo new-yorkais ‘Hazmat Modine'. Fidèles à eux-mêmes, ils nous offrent un joyeux ‘melting-pot-pourri’ !
De Carte de Séjour à Kat Onoma, raï punk de Barbès et folk blues du désert, arabécédaire et bœuf rock de Burger ; au carrefour des deux groupes, des rencontres sur la route.
Mademoiselle nous promet une folle nuit, en Algérie, en Alsace ou au Paradis, où l’ombre de Rachid Taha rode et nous sourit … en arabe ou en français, des riffs de guitare et de ouds, ce soir c’est nouba à la bougie, sur le sable ou sur le pavé !
Du quotidien, du banal au petit rien,
Juliette a le don de voir et de dire,
Et de sa géniale verve,
Encore une fois de nous réjouir.
La parolière hors pair ouvre une parenthèse,
au travers le gris, le médiocre, le moyen,
et de sa hauteur avec art et manière,
nous offre un cours de savoir écrire.
Le dernier cru de la curieuse aux rouges lunettes est à déguster,
Et comme tous les autres, au contraire d’un vin mauvais,
Prendre le temps de bien l'écouter pour ne pas en perdre une lampée !
Un très joli voyage, une heureuse découverte que cet album plein de mélancolie, de sensualité et d'humour. L'espèce de nonchalance qui se dégage de la voix de Bazbaz fait qu'on entre facilement dans son univers et qu'on y reste parce qu'on s'y sent bien
Auteure-compositrice, Leïla Huissoud se revendique des mouvances des grands noms de la chanson française tels Moustaki, Brassens ou Reggiani mais sans oublier d’être une jeune femme de son temps. Cela se manifeste à la fois dans son interprétation et dans les textes forts et ciselés qu’elle compose. Qu’elle s’accompagne de sa fidèle guitare, qu’elle soit bercée par un piano ou un harmonica, la voix et le timbre particulier de la chanteuse sonnent juste.
Si « L’ombre » est son premier album, celui-ci affiche pour autant une belle maturité et la force des mots frappe sur de nombreux textes. Un album qui allie donc des textes de qualité dans lesquels la jeune artiste fait passer toutes ses émotions : tendresse, hargne, ou révolte le tout assaisonné d’une bonne dose d’humour, grinçant parfois, notamment dans la chanson « La vieille » ou hommage poétique avec « Alexis HK ». Un album plein de saveurs à déguster sans modération

