Un roman pour ado ( accessible dès 10 ans, parfait pour 11-12 ans) qui nous fait passer un très bon moment. A la fois roman d'aventur et policier, mêlant découverte de Venise, romance et les difficiles relations entre Emma, orpheline de mère confiée à un internat Suisse de ses 8 à ses 16 ans, et son père haut Diplomate intransigeant.
On se laisse porter par le cours des événements et les rebondissements qui émaillent le récit. On aurait pu craindre les clichés enfant de riche versus jeune homme qui s'est forgé tout seul, nous avons surtout des caractères forts qui s'opposent, se cherchent et essaient de se comprendre que ce soit pour le duo Emma/Kieran ou Emma et son père même si certaines idées reçues sont parfois présentes. Si nous ne sommes pas sur un policier dans la pure tradition, l'enquête sur le braquage n'est pas sans rappeler le vol qui a eu lieu au Louvre même si le roman est antérieur aux évenements. Par ailleurs on retrouve le style de Nathalie sommers que certains on découverts avec les aventures de Quenotte en album ou avec ses romans pour enfants tels "Mon coeur emmêlés" ou la trilogie "Les jumeaux de Versailles"
C'est vrai ça ! Les enfants, ça fait trop de bruit, les lapins, ça va trop vite, les chats, ça mange les oiseaux. Les fleurs, les papillons...inutiles...
C'est à la hauteur de ce personnage grognon que l'on découvrira avec surprise, soulagement et bonheur qu'on peut être un peu désagréable et très tendre et protecteur...
Les couleurs vives, les gros plans énergiques font de cet album au ton décalé un régal, décalage que les enfants apprécieront.
Ce court album nous fait prendre conscience que nous lisons, partout, tout le temps, quoi qu’en disent parfois les mauvaises langues. On prend conscience de tout ce qu’il y a lire autour de nous, nous qui avons la chance de pouvoir déchiffrer presque inconsciemment tous ces mots, toutes ces phrases qui balisent notre paysage. Mais surtout, nous lisons parfois autre chose que des mots, et c’est là toute la sagesse de cet album : il existe une infinité de manière de lire, et il n’est finalement pas toujours nécessaire de savoir lire, pour lire.
Un très beau livre d'art qui permet aux enfants (mais aussi aux adultes) de découvrir des artistes, des oeuvres avec une approche très didactique. Dès la 4ème page, nous savons que nous allons découvrir 50 mots qui se sont glissés ici ou là dans des oeuvres. Certains nous apparaissent immédiatement, d'autres non. Alors, on s'amuse, on plonge dans l'oeuvre afin de découvrir ce fameux mot et par la même occasion, on apprend à lire une oeuvre, à distinguer un courant, une école... Des parallèles sont faits entre des oeuvres possédant le même terme. Ces mises en regard sont parfois surprenantes, poétiques ou encore décalées. Bref un véritable plaisir pour les yeux qui nous oblige à regarder autrement, à fouiller, à plonger "littéralement" dans les tableaux !
Combien de terre faut-il à un homme pour estimer posséder assez pour être heureux et satisfait.? Est-on capable de s'arrêter de chercher toujours plus et mieux ? La cupidité, l'envie poussent-elles toujours à vouloir davantage sans discernement ?
Dans sa nouvelle à l'origine de cette adaptation en album jeunesse, Tolstoï nous parle du capitalisme, thème à priori peu évident à mettre à hauteur d'enfant sans être ni simpliste, ni moralisateur. Cette adaptation par AnneLise Heurtier et Raphël Urwiller fonctionne pourtant à merveille. Le travail tout en délicatesse sur le texte et les illustrations montre subtilement les dérives et conséquences de l'avidité.
On suit les envies et changements de Pacôme et bien sur on sent qu'on court à la catastrophe et on tourne les pages avec appréhension jusqu'à la chute – et quelle chute !
Un livre que l'on peut mettre en parallèle avec la chanson "Les murs de poussière" de Francis Cabrel dans laquelle le protagoniste "voulait trouver mieux que son lopin de terre, que son vieil arbre tordu au milieu."...
A découvrir et à discuter avec les plus jeunes
Un documentaire sur les fleurs. Oui mais pas seulement.
Un ouvrage tout en douceur et en délicatesse. 40 fleurs sont présentées tout au long du livre. Sur la page de gauche, le descriptif de la fleur, sur la page de droite, la fleur dans son environnement. Avec pour chacune d’elle, une histoire, un symbole, une signification …
Les illustrations, un peu à la manière d’aquarelles, nous font rentrer dans l’univers des fleurs, sans vouloir trop en sortir… Une impression d’avoir en main, son propre herbier.
Il est rare qu'un roman "pour la jeunesse" aborde la notion de transmission avec autant de délicatesse et de justesse. Un roman d'une immense douceur, traitant pourtant de sujets beaucoup plus profonds.
Le tandem Escoffier pour les textes et Di Giacomo pour les illustrations est de retour pour notre plus grand plaisir. En effet, avec cet album, le duo fait à nouveau mouche (qui pète ?) avec un thème inattendu : la procrastination. Chaque ouvrage de ces 2 auteurs est jubilatoire tant les réactions et expressions des personnages centraux face aux évènements extérieurs qu'ils subissent, sont cocasses. Dans chaque album, le binôme nous propose une fin décalée qui nous sort des sentiers battus et des morales traditionnelles. Ici la capacité à raconter les histoires du Paresseux n’est pas sans rappeler celle de Nasreddin Hodja dans le conte turque du même nom. Prolongez votre plaisir de lecture avec le duo en découvrant par exemple dans vos médiathèques la célèbre « mouche qui pète », l’hilarant « Grododo » , le tendre « Loup Tralala » ou encore le sensible et drôle « Nœud de la Girafe » ...

