Un magnifique album plein de douceur et de sensibilité qui parle de transmission entre génération mais aussi d'accès aux savoirs quand on nait femme à une époque (ici au Japon du temps de la grand-mère mais peut se transposer dans d'autres lieux à d'autres époques).
Les illustrations patels sont magnifiques.
Du swing, du blues et rock du désert, des Caraïbes à la Serbie,
de la rumba du Mali dans l’air.
Un vent de fanfare, un peu klezmer, un peu gypsie,
souffle du funk, siffle du folk,
sur des routes migratoires, un vent de folie.
Opportun plein d'énergie, ‘Box of Breath’ est le dernier album du combo new-yorkais ‘Hazmat Modine'. Fidèles à eux-mêmes, ils nous offrent un joyeux ‘melting-pot-pourri’ !
Un film au sujet des plus sérieux, animé de la façon la plus douce qu'il soit. Ce contraste entre la place des femmes à Kaboul et le délicat choix de couleurs ne nous fait qu'aimer encore plus ce film, duquel on ne sort pas sans émotions... ou réfléxion.
Peter Pan adore les histoires, et plus encore celles racontées par Wendy Darling à ses frères John et Michael. Wendy, elle, rêve de vivre les aventures de ses récits, loin des problèmes des grandes personnes. Et c’est au pays imaginaire, le pays des fées, des pirates, des indiens et des sirènes, qu’un soir, Peter Pan l’emmène.
La beauté des images nous plonge dans l’univers du livre original de J.M. Barrie et la magie qui s’en dégage nous ramène tout droit en enfance, que l’on a d’ailleurs jamais vraiment quitté.
Un monde fantastique hors du commun, des musiques enivrantes et des personnages attachants, un parfait mélange pour apprécier encore et encore ce film qui a déjà conquis bien des cœurs.
Nickel boys est un roman, dont les personnages et les lieux sont inventés, mais basés sur des faits réels. On y suit le destin tragique et déchirant d'Elwood (adolescent idéaliste, sérieux, sage) et Turner (fataliste, résigné, fonceur) à la Nickel Academy. De leur rencontre va naitre une amitié forte. L'auteur prend le temps de présenter ses personnages, et très vite on s'y attache. Tout au long du récit, l'auteur dépeint la cruauté de la société américaine envers les noirs au moment même où le mouvement de Martin Luther King prend de l'essor. L'épilogue est puissant et émouvant, un retournement de situation finale auquel on ne s'attend pas. Une très belle découverte, un vrai coup de coeur.
Deux voix, deux rythmes qui s’éloignent et se répondent pour parler de la culture Maori. J’ai aimé les ruptures créées par l’alternance de ces voix. Celle du récit cosmogonique de la baleine originelle, mélodieuse et poétique, et celle « contemporaine » du jeune Rawiri, témoin des luttes modernes de sa communauté.
Un roman bouleversant sur le quotidien d'une Syrie en guerre. Salama est une héroïne très touchante, déchirée entre son désir d'aider son pays et la nécessité de partir et sauver sa famille. On savoure avec elle les quelques moments de répit et de bonheur, on affronte les souffrances et on s'accroche désespérément à la vie et à l'espoir. Salama et tous les autres personnages sont extrêmement humains. On s'identifie à eux car leur quotidien, le même que le nôtre, vole en éclats et il faut alors survivre au milieu des ruines de notre ancienne vie, avec tous les regrets, l'immense tristesse et la colère que cela implique. C'est un roman qui nous parle d'émotions humaines, qui ne nous épargne pas les questions qui n'auront jamais de réponse, la terreur que l'on peut ressentir à l'idée de perdre un proche, les mécanismes que notre esprit va mettre en place pour se protéger contre la souffrance.
D'origine russe, Galia Ackerman est docteure en histoire et journaliste. Tourmentée depuis de nombreuses années par l’accident de Tchernobyl, elle signe là un récit sensible où la « zone » et ses habitants tiennent le rôle principal. Dans l’intimité de la catastrophe, les lieux, les histoires et les mots prennent un tour à la fois beau et terrifiant. Le journalisme à la frontière du roman et de la poésie.

