Ce roman surprenant nous plonge, au coeur de la forêt, dans la bulle de vie formée par Jo, Ursa et Gabriel. La forêt, omniprésente, impose son rythme lent, calme et envoutant. J'ai apprécié ce rythme qui donne au récit à la fois une touche de réalisme et d'onirisme. J'ai également aimé la capacité de l'autrice à m'immerger dans la vie de ses personnages. Ce premier roman est une parenthèse tranquille et réaliste qui fait du bien.
Un super polar qui se déroule dans le milieu des SDF. Une belle écriture fluide et dynamique qui nous entraine à vive allure de rebondissements en rebondissements dans les méandres des sans domiciles de la capitale française. Un sujet innovant et une enquête policière qui vaut d'être suivie avec attention en se glissant dans les pas de policiers haut en couleurs : du capitaine Mehrlicht adepte des répliques d'Audiard, au psychorigide du code pénal et du respect de la loi, le lieutenant Dossantos, le lieutenant Sophie Latour et le lieutenant stagiaire Ménard, souffre-douleur du capitaine..... Vous pourrez sans risque de deception aucun, continuer les aventure du capitaine Merlicht dans lesquelles on se laisse tout autant embarquer, qu'il s'agisse de "Le jour des morts" "Sans pitié ni remord" "De cauchear et de feu" ou en encore "Dans la brume écarlate".
Un témoignage bouleversant, une écriture simple et poétique. Un vibrant hommage à toutes les mémés qui ont su nous transmettre de l'amour et des valeurs sans grandes effusions ni débauche de moyens. C'est un livre qui procure des bouffées d'émotion pour un mot, l'évocation d'un souvenir, le surgissement d'une image. Un livre doudou, car réconfortant, un livre "madeleine de Proust", pour ne pas oublier ces merveilleux instants.
Nickel boys est un roman, dont les personnages et les lieux sont inventés, mais basés sur des faits réels. On y suit le destin tragique et déchirant d'Elwood (adolescent idéaliste, sérieux, sage) et Turner (fataliste, résigné, fonceur) à la Nickel Academy. De leur rencontre va naitre une amitié forte. L'auteur prend le temps de présenter ses personnages, et très vite on s'y attache. Tout au long du récit, l'auteur dépeint la cruauté de la société américaine envers les noirs au moment même où le mouvement de Martin Luther King prend de l'essor. L'épilogue est puissant et émouvant, un retournement de situation finale auquel on ne s'attend pas. Une très belle découverte, un vrai coup de coeur.
Un court roman sur le harcèlement actif et passif. Un ouvrage qui sans tomber dans le larmoyant a le mérite de montrer les rouages de ce phénomène et la rapidité avec laquelle les événements peuvent s'enchainer. A mettre entre les mains des ados et de leurs parents.
Quand deux générations, deux façons d'appréhender la vie se rencontrent dans un hôpital, cela donne un très beau roman que l'on pourrait qualifier de "philosophique" toute mesure gardée.
Hugo, après une tentative de suicide se retrouve à partager la chambre de Blanche, une vieille femme qui attend sereinement la fin. Ils ont une relation à la vie diamétralement opposée, de cette différence de point de vue vont naitre des échanges tantôt drôles, tantôt profonds entre les 2 patients. Loin d'être sombre ou larmoyant, ce roman nous livre un hymne : à la vie, à la force du dialogue entre génération, à l'importance de notre regard sur la vie et sur le monde.
Bien sur les puristes de la philosophie n'y trouveront pas leur compte, là n'est d'ailleurs pas le propos. Nous sommes bel et bien dans un roman avec ses limites et quelques incohérences, roman qui permet de prendre un peu de recul sur le quotidien et c'est déjà bien.
Un roman bouleversant sur le quotidien d'une Syrie en guerre. Salama est une héroïne très touchante, déchirée entre son désir d'aider son pays et la nécessité de partir et sauver sa famille. On savoure avec elle les quelques moments de répit et de bonheur, on affronte les souffrances et on s'accroche désespérément à la vie et à l'espoir. Salama et tous les autres personnages sont extrêmement humains. On s'identifie à eux car leur quotidien, le même que le nôtre, vole en éclats et il faut alors survivre au milieu des ruines de notre ancienne vie, avec tous les regrets, l'immense tristesse et la colère que cela implique. C'est un roman qui nous parle d'émotions humaines, qui ne nous épargne pas les questions qui n'auront jamais de réponse, la terreur que l'on peut ressentir à l'idée de perdre un proche, les mécanismes que notre esprit va mettre en place pour se protéger contre la souffrance.
Une version 2.0 de la Belle au bois dormant, dans laquelle on découvre la réalité d'un sommeil de 100 ans : toiles d'araignées, haleine douteuse, évolution du monde. Un conte revisité et plein d'humour, agrémenté de touches de rose fluo ! On adore !

