Toujours un honneur d'enrichir les bacs d’un CD de feu Mister Rebennack, pour se souvenir, et se réjouir du son et du grain de voix rocailleux du regretté crooner.
Aux bons soins de la soul-blues du célèbre docteur, l’esprit de Night Tripper est de retour, encore pour quelques heures et pour quelques tours.
Avec intelligence et humour, Bertrand Guillot nous fait revivre la fameuse nuit du 4 août 1789, celle de l'abolition des privilèges. Plongés au coeur de l'Histoire en train de se faire, nous en venons à douter : ce monde qui s'effondre, est-ce celui des héros de la Révolution ou le nôtre ? Aussi troublant que réjouissant...
Un super polar qui se déroule dans le milieu des SDF. Une belle écriture fluide et dynamique qui nous entraine à vive allure de rebondissements en rebondissements dans les méandres des sans domiciles de la capitale française. Un sujet innovant et une enquête policière qui vaut d'être suivie avec attention en se glissant dans les pas de policiers haut en couleurs : du capitaine Mehrlicht adepte des répliques d'Audiard, au psychorigide du code pénal et du respect de la loi, le lieutenant Dossantos, le lieutenant Sophie Latour et le lieutenant stagiaire Ménard, souffre-douleur du capitaine..... Vous pourrez sans risque de deception aucun, continuer les aventure du capitaine Merlicht dans lesquelles on se laisse tout autant embarquer, qu'il s'agisse de "Le jour des morts" "Sans pitié ni remord" "De cauchear et de feu" ou en encore "Dans la brume écarlate".
Un roman dont on ne sort pas indemne tant la description des mécanismes du harcèlement moral conjugal sont précisément dépeints. Un style très fluide qui fait que ce livre se lit d'une traite (quand on le peut). Me manque un peu de subtilité et d’efficacité dans l'enquête mais cette thématique du pervers narcissique, de l'emprise psychologique d'un être sur un autre et de la manipulation est pour un roman très bien traitée.
Elles sont 7 soeurs. Sept sauvageonnes rousses qui décident de vivre loin des villes, loin des hommes. Malgré elles, elles doivent se confronter au monde, à ses obstacles, à ses charmes.
C'est un roman puissant, curel, sulfureux, qui sent la terre et le sang.
Apprendre à se noyer est un roman qui raconte la culpabilité infinie que l'on peut ressentir face à la mort d'une personne que l'on aime, et que l'on a pas pu sauver. Ici, c'est un père qui voit son enfant être happé par une créature du fleuve, où il apprenait à pêcher. On suit donc la poursuite effrénée d'un père qui refuse d'accepter la mort, et l'on plonge avec lui à corps perdu dans un torrent d'émotion : déchirement, colère, regret et espoir. Un chemin emprunt de mysticisme, dont l'ultime but est de trouver la paix.
Sylvain Pattieu poursuit l'histoire de Mohammed-Ali, d'Aimée et d'un quartier dans le 93. Cette fois-ci, c'est le personnage d'Aimée qui est au coeur du roman, une footeuse dans l'âme. Son univers tourne autour du foot mais elle se rend compte que l'engagement, ce n'est pas seulement sur le terrain.
On y retrouve l'histoire de ces ados qui découvrent le lycée, des jeunes qui s'ennuient et qui galèrent et surtout de ceux déjà marqués par la vie. Il y a cette révolte et cette volonté de faire bouger les choses, de les améliorer. Un roman militant où l'oralité a toute sa place. Les mots sont importants, les sentiments à vif.
très bon retour de nos petits lecteurs.

