Avec le deuxième livre de sa tétralogie Le sang des promesses, Wajdi Mouawad nous révèle dans sa pièce de théâtre les horreurs de la guerre au Liban.
Jeanne et Simon sont jumeaux et à la mort de leur mère, ils reçoivent chacun une lettre que l’un devra remettre à son père et l’autre à son frère. C’est alors qu’ils doivent partir à l’autre bout du monde, retracer la vie de leur mère, afin de découvrir la vérité sur son silence.
Il s’agit d’une pièce poignante, bouleversante, et Wajdi Mouawad n’a pas eu peur de poser des mots sur la monstruosité humaine. C’est avant tout une histoire de famille, de femmes, sur plusieurs générations, qui malgré un passé difficile, ont su avancer et se reconstruire.
Un SDF a été tué aux Portes de la Capitale ! Appelés sur la scène de crime, le gouailleur capitaine Merhlicht et son équipe plongent dès lors, au cœur de la misère humaine.
Mais qui sont ces hommes et ces femmes qui vivent sans domicile ? Comment organisent-ils leur vie ? Comment ont-ils pu en arriver là et quelle place leur réserve notre société ? Un sdf n’est-il vraiment qu’un « citoyen qui a disparu de la surface de la Terre aux yeux de tout le monde ». Les apparences sont parfois trompeuses et derrière chaque homme se cache une histoire … ce cadavre ne fait pas exception !
Menée tambour battant par des policiers haut en couleurs, une enquête qui nous entraine des bancs de la Sorbonne aux égouts de Paris. Une incursion sans complaisance dans l’univers des indigents de la capitale.
Anna est une petite orpheline secrète et solitaire. Ses parents adoptifs lui font quitter Londres pour la confier, le temps d'un été, à un couple bienveillant, dans un petit village côtier. Anna va peu à peu découvrir la nature, la mer, et cette étrange demeure où elle aperçoit chaque jour la silhouette d'une fillette. Ainsi va naître une amitié aussi singulière que fondatrice, dont Anna sortira grandie, se révélant enfin à elle-même.
Un très beau roman sur l'ouverture aux autres, le dépassement de soi, dans la si belle édition de Monsieur Toussaint Louverture.
Comment choisir quelle forme dessiner ? C'est la grande question du personnage que nous suivons dans cet album. A chaque requête de dessin, une multitude de possibilités s'offre au petit artiste qui se retrouve perdu et indécis. Représenter la nature c'est aussi être confronté à toute la diversité qu'elle propose. Un livre délicat et amusant, qui saura toucher les curieux, pour contempler un instant tout ce qui se trouve autour de nous.
Combien de terre faut-il à un homme pour estimer posséder assez pour être heureux et satisfait.? Est-on capable de s'arrêter de chercher toujours plus et mieux ? La cupidité, l'envie poussent-elles toujours à vouloir davantage sans discernement ?
Dans sa nouvelle à l'origine de cette adaptation en album jeunesse, Tolstoï nous parle du capitalisme, thème à priori peu évident à mettre à hauteur d'enfant sans être ni simpliste, ni moralisateur. Cette adaptation par AnneLise Heurtier et Raphël Urwiller fonctionne pourtant à merveille. Le travail tout en délicatesse sur le texte et les illustrations montre subtilement les dérives et conséquences de l'avidité.
On suit les envies et changements de Pacôme et bien sur on sent qu'on court à la catastrophe et on tourne les pages avec appréhension jusqu'à la chute – et quelle chute !
Un livre que l'on peut mettre en parallèle avec la chanson "Les murs de poussière" de Francis Cabrel dans laquelle le protagoniste "voulait trouver mieux que son lopin de terre, que son vieil arbre tordu au milieu."...
A découvrir et à discuter avec les plus jeunes
L’opticien de Lampedusa, c’est une histoire vraie, tirée du reportage du même nom. L’auteure rapporte un témoignage poignant : l'histoire d'un opticien de la minuscule île italienne qui part quelques jours en mer avec sa femme et son groupe d’amis. A l’aube, l’équipage découvre des dizaines, des centaines d’hommes dans l’eau qui crient, qui se noient. Ils viennent d’Erythrée, et leur bateau a fait naufrage. Comment tous les sauver ? La réalité frappe les occupants du bateau de plein fouet. Comment accepter que tant de migrants soient morts et meurent chaque jour en essayant de traverser la Méditerranée vers l'Europe, rêvant d’un monde meilleur ?
Une histoire courte, humaine et touchante qui montre une réalité terrifiante.
Roman graphique extrêmement novateur, singulier et surprenant (les personnages sont des cercles de couleur en vue plongeante). Un style unique pour un récit mi- policier, mi- mélodrame et un humour décapant. Tout simplement bluffant !
La société d'aujourd'hui vue par 3 vieilles dames, Lucette, Huguette et Paulette. Des pipelettes, des commères qui n'ont pas leur langue dans leur poche. L'âge aidant, elles sont très décomplexées.
Et c'est tant mieux pour nous. C'est drôle, mordant, caustique, absurde et philosophique.
Les 1e et 2e tomes faisaient rire ou pas, c'est selon. Mais avec le 3e, la série est comme le bon vin, elle se bonifie.

