Apprendre à se noyer est un roman qui raconte la culpabilité infinie que l'on peut ressentir face à la mort d'une personne que l'on aime, et que l'on a pas pu sauver. Ici, c'est un père qui voit son enfant être happé par une créature du fleuve, où il apprenait à pêcher. On suit donc la poursuite effrénée d'un père qui refuse d'accepter la mort, et l'on plonge avec lui à corps perdu dans un torrent d'émotion : déchirement, colère, regret et espoir. Un chemin emprunt de mysticisme, dont l'ultime but est de trouver la paix.
Une version 2.0 de la Belle au bois dormant, dans laquelle on découvre la réalité d'un sommeil de 100 ans : toiles d'araignées, haleine douteuse, évolution du monde. Un conte revisité et plein d'humour, agrémenté de touches de rose fluo ! On adore !
Un très beau livre d'art qui permet aux enfants (mais aussi aux adultes) de découvrir des artistes, des oeuvres avec une approche très didactique. Dès la 4ème page, nous savons que nous allons découvrir 50 mots qui se sont glissés ici ou là dans des oeuvres. Certains nous apparaissent immédiatement, d'autres non. Alors, on s'amuse, on plonge dans l'oeuvre afin de découvrir ce fameux mot et par la même occasion, on apprend à lire une oeuvre, à distinguer un courant, une école... Des parallèles sont faits entre des oeuvres possédant le même terme. Ces mises en regard sont parfois surprenantes, poétiques ou encore décalées. Bref un véritable plaisir pour les yeux qui nous oblige à regarder autrement, à fouiller, à plonger "littéralement" dans les tableaux !
Le garçon est muet, il vit dans la forêt avec sa mère. Quand elle meurt, il se retrouve seul et décide de partir. Il va à la rencontre des gens et on l’accompagne pour redécouvrir le XXe siècle. Il rencontre des gens qui l’exploitent, d’autres qui l’aident, et enfin ceux qui l’aiment. Il apprend l’amour passionné avec Emma, qui lui fait aimer la musique et la poésie coquine. Il apprend aussi l’horreur de la guerre. Ce roman initiatique est une très belle découverte. Un prix Fémina totalement mérité.
Un magnifique album plein de douceur et de sensibilité qui parle de transmission entre génération mais aussi d'accès aux savoirs quand on nait femme à une époque (ici au Japon du temps de la grand-mère mais peut se transposer dans d'autres lieux à d'autres époques).
Les illustrations patels sont magnifiques.
Ce court album nous fait prendre conscience que nous lisons, partout, tout le temps, quoi qu’en disent parfois les mauvaises langues. On prend conscience de tout ce qu’il y a lire autour de nous, nous qui avons la chance de pouvoir déchiffrer presque inconsciemment tous ces mots, toutes ces phrases qui balisent notre paysage. Mais surtout, nous lisons parfois autre chose que des mots, et c’est là toute la sagesse de cet album : il existe une infinité de manière de lire, et il n’est finalement pas toujours nécessaire de savoir lire, pour lire.
La société d'aujourd'hui vue par 3 vieilles dames, Lucette, Huguette et Paulette. Des pipelettes, des commères qui n'ont pas leur langue dans leur poche. L'âge aidant, elles sont très décomplexées.
Et c'est tant mieux pour nous. C'est drôle, mordant, caustique, absurde et philosophique.
Les 1e et 2e tomes faisaient rire ou pas, c'est selon. Mais avec le 3e, la série est comme le bon vin, elle se bonifie.
Nous avons aimé les couleurs du dessin qui nous plongent dans cette aventure de fin d'été.

